LESLIE DAVID Fleur bleue
Du 18 novembre 2016 au 13 janvier 2017

Vernissage le vendredi 18 novembre de 18h à 21h
Red Bull Space Paris, 12 rue du Mail, 75002 Paris

Red Bull Space donne carte blanche à Leslie David graphiste, illustratrice et directrice artistique française. Son travail de commande : éditions, logos, identités visuelles, films, animations, produits, motifs textiles, illustrations, projets digitaux, a déjà séduit de nombreuses marques prestigieuses. Mais nous voulions en savoir et en voir davantage, que fait-elle seule devant une page blanche, comment s’exprime-t-’elle lorsqu’elle est sa propre cliente ?

Nous lui avons confié les murs de notre galerie, en toute confiance. Aussi étonnant que cela puisse paraître, Leslie David ne se considère pas comme une artiste. Nous pensons le contraire, tout comme Maroussia Rebecq, créatrice d’Andrea Crews :

« Leslie David est une artiste de l’expérimentation, et c’est dans ce terreau fertile de l’inconnu que se dessine la forme. Elle est organique, texturée, et le plus souvent abstraite. Son œuvre graphique est plurielle, composée de crayonnés et de collages, elle est avant tout multicolore, car Leslie David est une coloriste, et l’élégance de ses gammes fait sa touche.

La main et le papier sont à l’origine de sa pratique, le dessin est la matière brute qu’elle transforme grâce à l’ordinateur vers le produit fini, qu’il soit textile, vinyle ou digital … Souvent guidée par la commande, Leslie David est une super pro, des maisons de luxe aux maisons de disques, elle multiplie les collaborations, guidant son œuvre vers de nouvelles aventures. Pour elle, le chemin qui mène à l’idée est plus intéressant que l’idée initiale, et c’est par la multitude des possibles, les détours et les accidents, qu’elle transforme la matière et la délivre.

Pour cette exposition, Leslie David déploie son œuvre hors de la feuille et de l’écran. Elle investit l’espace et elle ne package plus ses dessins mais les installe, faisant basculer sa pratique graphique vers une pratique plastique. Dans une composition in situ et oversize, elle se délecte à dessiner sur les murs, à main levée, une série de vases postmodernes, mettant en scène sa dextérité, sa culture de l’objet, son amour de la céramique.

Au dessus des dessins géants, elle accroche des cadres, dans lesquels elle compose, à partir de chutes et de déchirures de papier, des formes abstraites et libérées, qu’elle définit comme des fleurs.

 » Fleur bleue  » est le titre de l’exposition, car il serait presque difficile pour une femme, de nos jours, d’assumer de montrer une composition florale, mais Leslie David ose la féminité et prend de l’espace. Le bouquet n’est qu’un prétexte, un sujet en or pour une artiste des arts décoratifs ! Elle surfe ainsi sur l’histoire de l’art, en déconstruisant joyeusement ce thème fantasmé du romantisme dans une composition libre sans concession. »

Leslie David a lancé son studio de création en 2009, à Paris. Curieux et boulimiques d’expériences et de rencontres le studio se concentre sur des sujets créatifs très divers dans les secteurs de la mode, la beauté, l’art, la musique ou la culture.

Exposition produite avec le soutien d’Arjowiggins.

MORE INFOS
Leslie David: www.leslie-david.com
Leslie David : www.instagram.com/lesliedavidstudio
Red Bull SPace Paris : www.12mail.fr

CONTACTS
Promo presse / Laurence Alvart
: laurence.alvart@stageoftheart.net
Red Bull Space Paris / Guillaume Sorge : infos@12mail.fr
Communication Red Bull / Xavier Paufichet : xavier.paufichet@fr.redbull.com

Tags:

THURSTON MOORE
Rebellion of Joy

From september 19th to november 10th
Opening reception monday 19th from 6pm to 9pm
Red Bull Space Paris, 12 rue du Mail, 75002 Paris, France

french version below

On the occasion of Red Bull Music Academy Festival Paris, we gave Thurston Moore carte blanche to curate an exhibition of drawings, collages, archives and other paraphernalia. The legendary American musician and writer will present works inspired by the underground luminaries that have crossed his path over the last 40 years, from Mayhem to Yoko Ono, Raymond Pettibon and Henri Chopin, all the way to Cameron Jamie, Savage Pencil and many others. The Sonic Youth co-founder recorded the show’s exclusive soundtrack as part of a week-long residence at Red Bull Studios Paris, of which a free, limited-edition vinyl pressing will to be handed out during at the exhibition (while supplies last.)

Deploying collage techniques mashed up through a process described by the artist as “a kind of punk photoshop,” these new works re-purposed press clippings, press photos, and correspondence culled from Moore`s own archive. The results are a compelling series of personal, urban daydreams, cast from a fan’s perspective. Familiar downtown faces include Iggy Pop, Necrobutcher, the Ramones, Lou Reed, Patti Smith, Allen Ginsberg, and Kathy Acker. Screaming fields of disjointed imagery and deeply saturated colors collide and overlap, yielding tales from the pulp crypt of a not-to-be-forgotten New York underground. Only rarely do musicians translate their sonic talents so fittingly and so refreshingly into the domain of visual art.

« I am basing the work on exercises I did as a teenager cutting out pictures from Rock Scene, Creem and Circus magazines and collaging them as an obsessive diarist. Doing this work now utilizing some kind of punk Photoshop method where I can actually drop myself and other referentials into the pieces has allowed me (starting) at age 47 to create an ongoing open-heart bio-historagophy. »

Thurston spent a couple of weekends at Red Bull Studios Paris producing and recording the soundtrack for ‘Offerings.’ With the support of the poet Radieux Radio and artist Cameron Jamie he has crafted a purely ‘black noise sound’ to accompany the project.  “I wanted a sonic landscape that really extrapolated the exhibition experience. These metal moments at Red Bull Studios Paris were an awesome experience because we worked the weekends when no one was in the office and were able to be LOUD with no one running, screaming out of the building.” The soundtrack will exclusively be available at the gallery for the duration of the exhibition, on limited edition vinyl only.

Thurston Moore will share the stage with Stephen O’Malley at Gaîté Lyrique on sept 20th for RBMA Festival Paris.

french version

Le Red Bull Music Academy Festival Paris donne carte blanche au musicien, éditeur et écrivain américain Thurston Moore pour une exposition mêlant dessins, collages, archives et œuvres inspirées par les figures de l’underground qui ont croisé sa route ces quarante dernières années : de Mayhem à Yoko Ono, en passant par Raymond Pettibon, Henri Chopin, Cameron Jamie, Savage Pencil et bien d’autres. La bande-son de l’exposition enregistrée par le co-fondateur de Sonic Youth à l’occasion d’une semaine de résidence au Red Bull Studios Paris, sera disponible gratuitement en édition vinyle limitée pendant la durée de l’exposition, dans la limite des stocks disponibles.

Au fil de techniques de collage relevant du mash-up, que l’artiste décrit en termes de « punk Photoshop », se révèlent, reprises et recyclées, des lettres et des coupures et photos de presse extraites des archives de M. Moore. Il en résulte une fascinante série de rêvasseries aussi intimistes que résolument urbaines, présentées du point de vue d’un fan. Des personnages bien connus du milieu Downtown s’y rencontrent, y compris Iggy Pop, Necrobutcher, les Ramones, Lou Reed, Patti Smith, Allen Ginsberg et Kathy Acker. Des nappes d’images décousues aux couleurs saturées s’entrechoquent et se chevauchent, dévoilant des récits d’un underground New Yorkais dont la mémoire est en voie d’extinction. Une exposition poignante et rare, où le musicien se fait plasticien avec autant de brio.

« Ces œuvres puisent leur source dans un exercice auquel je m’adonnais en tant qu’adolescent, lorsque je découpais des photos de mes copies de Rock Scene, Creem et Circus pour en faire des collages qui formaient un genre de journal intime de fan obsessif. Grâce aux nouvelles techniques, je peux, en me servant d’une méthode de ‘Photoshop punk’, m’insérer dans ce matériel aux côtés d’autres références, et ainsi, à 47 ans, de créer de façon continue une bio-historiographie à cœur ouvert. »

Thurston Moore partagera la scène de la Gaîté Lyrique avec Stephen O’Malley le lendemain du vernissage dans le cadre du RBMA Festival Paris.

MORE INFOS
Thurston Moore : http://thurstonmoore.com
RBMA Festival Paris : http://fr.redbullmusicacademy.com/festival
Red Bull Space Paris : www.12mail.fr

CONTACTS
Red Bull Space Paris / Guillaume Sorge : infos@12mail.fr
Communication Red Bull / Xavier Paufichet : xavier.paufichet@fr.redbull.com

Visual © Savage Pencil

WILL SWEENEY
CITADEL

Du 23 juin au 26 août 2016
Vernissage le jeudi 23 juin de 18h à 21h
Artiste en résidence à la galerie du 27 au 30 juin
Red Bull Space Paris, 12 rue du Mail, 75002 Paris

C’est un illustrateur rare, iconoclaste et futuriste que Red Bull Space invite à poser ses feutres à Paris. Londonien, Will Sweeney est l’auteur de la BD culte, « Tales of Green Fuzz » ainsi que le fondateur de la maison Alakazam qui produit t-shirts et posters que s’arrachent ses fans issus du monde entier. Pour cette exposition intitulée « Citadel », Will a imaginé une ville futuriste, située quelque part entre JG Ballard et les comics Américains des années 60. Un projet ambitieux auquel il viendra mettre la dernière touche lors d’une résidence ouverte au public, à la galerie. En attendant, Will a demandé au journaliste Robert Green d’écrire un court dépliant publicitaire vantant les mérites de cette ville imaginaire qui pourrait bien ressembler à Londres dans quelques années, une ville forteresse où les populations riches relèguent les plus pauvres à des distances toujours plus lointaines.

« Citadel, la Cité sous dôme, unique au monde et en son genre, offre tous les avantages propres à un environnement urbain et international. Inspirée par nos antiques cités fortifiées, Citadel, de par sa demi-sphère dotée des plus hautes-technologies, permet à tous nos visiteurs, même résidant en zone hors-dom, d’oublier momentanément les dangers du monde contemporain.

Laissez-vous séduire par l’activité principale de nos villages-boutiques grâce au dispositif tax-free de Citadel : le shopping, un plaisir nécessaire pour tous. Faites l’expérience de l’ultra-opulence, goûtez à la richesse d’un artisanat premium et collectionnez les pièces rares ou créées sur-mesure en explorant héritage unique des maisons de luxe les plus exclusives au monde.

Les explorateurs urbains en soif d’authenticité pourront partir à la rencontre des anciens aborigènes de la vallée de Citadel, dont la simplicité de vie n’a d’égale que la prospérité de leur culture. L’aventure est au détour d’un déjeuner typique, pris spontanément dans l’une des traditionnelles échoppes de volailles qui jalonnent le bord de chemin. Repus ? Direction les bas-marécages, afin d’assister à la mondialement célèbre Psilocybin, une danse rituelle et primitive de la Flower Tribe.

Au retour, impossible de résister à l’appel de la Tour Arachnos, ni de sa vue imprenable et stupéfiante sur les Grey Gardens, nos jardins historiques. Un panorama inoubliable, visible depuis le  confort de la plate-forme tournante du restaurant. La Tour Arachnos, point culminant de Citadel, est également, et sans doute possible, l’endroit idéal pour apprécier pleinement la captivante Parade Militaire Annuelle du Régent Noir, et son impressionnant défilé sur toute la largeur de l’Avenue de la Mort.

Les amoureux de la nature auront, quant à eux, tout le loisir d’une balade paisible à travers les Serres Municipales. Ce havre de paix abrite en son sein une large palette d’espèces protégées. La faune et la flore, disparues totalement par-delà les murs de la Cité, s’épanouissent ici comme nulle part ailleurs. Les Serres bénéficiant de la bienveillante protection du dôme, les visiteurs éviteront les occasionnelles et moins heureuses émissions toxiques issues des environs.

Et parce qu’il faut un temps pour tout, y compris pour le lâcher-prise, place à l’exploration des rues piétonnes, situées sous les trottoirs suspendus de Citadel, loin des routes bruyantes. Les myriades de performances et d’animations font de la vie nocturne de la Cité une scène excitante et immanquable. Offrez-vous, pour un moment tout à fait inoubliable, les talents de l’une de nos Gardiennes de la Paix, toutes expertes dans leur domaine, et triées sur le volet. Un simple coup de fil, depuis l’un des téléphones gratuits du gigantesque Tourist Security Terminal, vous donnera accès à une soirée exempte de toute complication, et au terrain de jeux adultes tout à fait innovant de Citadel. »

- English version

WILL SWEENEY
CITADEL


From june 24th until August 26th 2016
Opening reception, Friday, june 24th from 6pm until 9pm
Artist public residency at the gallery from june 27th to 30th.
Red Bull Space Paris, 12 rue du Mail, 75002 Paris

Will Sweeney, a rare, iconoclast and futuristic graphic artist, has accepted Red Bull’s recent invitation and brought his skills and colors to Paris. London-based,  Will Sweeney is the author of the cult comic series “Tales of Greenfuzz” and the founder of Alakazam, a t-shirt and poster design house, followed by avid fans from around the world. “Citadel”, Sweeney’s brand new exhibition, revolves around an imaginary futuristic city that lies somewhere between JG Ballard and 60s American comic books. Sweeney will add the last details to this ambitious work of art in public, during an open residency at the gallery. In the meantime, Will asked his friend Robert Green to write the brochure in order to showcase all that his city has to offer, born from the realms of his mind but reminiscent of a near-future London, an urban fortress for the mega rich, public space and housing for the poor relegated to the catatcombs below or beyond the floodgates.

« Uniquely amongst world-class urban environments, Citadel is a domed metropolis. In common with the walled cities of antiquity, Citadel’s hi-specification semi-sphere offers its cosmopolitan non-dom residents security from the challenges of today’s world — leaving them free to pursue the plethora of lifestyle options on offer. Its tax-free retail villages present limitless opportunities to indulge in Citadel’s favourite pastime, shopping. Here you can sample Citadel’s ultra-opulence with sumptuous five-star artisanal delicacies, indulgent bespoke heritage collectibles or hyper-de-luxe one-off couture from the world’s most exclusive luxury brands.

The more adventurous urban explorer can observe the simple lives and culture of the ancient aboriginals of the Citadel valley, perhaps taking in lunch at a traditional roadside chicken shop before heading out to the lower marshland to be entertained by the Flower Tribe’s world-famous Psilocybin dance ritual.

On your return, why not visit The Arachnos Tower for an awe-inspiring view? Taking in Citadel’s historic Grey Gardens, once seen from the Tower’s revolving restaurant viewing platform, this breathtaking panorama is something you’ll never forget. The tallest structure in Citadel, the Arachnos Tower is also the ideal place to catch a glimpse of the rousing Annual Military Parade of the Black Regent as it passes below along the wide span of the Avenue of the Dead.

Nature lovers can go for a leisurely stroll through the pavilions of the Municipal Greenhouses. Home to a multitude of protected species of flora and fauna found nowhere outside the metropolitan perimeter, the Greenhouses also bask within the haven of Citadel’s dome, securely cushioned from the less favourable effects of emissions which occasionally drift in from the wetlands.

Finally, time to relax with a journey to the buzzy ground-level streets beneath Citadel’s soaring walkways, where a thriving entertainment scene plays host a myriad of exciting nightlife venues. Why not book an expertly trained Peace Chaperone? It’s as easy as making a call from the many upper-level Tourist Security Terminal freephones, leaving you un-harrassed and free to unwind down in Citadel’s edgy adult playground…

… Will Sweeney will be our guide, taking us on a tour of the people, landmarks and sites of the future, with an expressionistic travelogue of tomorrow’s capital city in his new exhibition, ‘Citadel’. »

MORE INFOS
ALAKAZAM : www.alakazamlabel.com
WILL SWEENEY : bigactive.com/artists/will-sweeney
WILL SWEENEY : www.instagram.com/willsweeneyuk

CONTACTS
Red Bull Space Paris / Guillaume Sorge : infos@12mail.fr
Communication Red Bull / Xavier Paufichet : xavier.paufichet@fr.redbull.com

Tags: ,

GENER8ION
UNITE OR PERISH
From March 4th until May 13th 2016
Opening night, Friday, March 4th from 6pm until 9pm
Red Bull Space Paris, 12 rue du Mail, 75002 Paris

Led by French producer Surkin, GENER8ION is a multidisciplinary project that has already earned recognition for its musical collaboration with M.I.A on The New International Sound Pt.II and its massive choreographed video. This time, GENER8ION’s entourage joins forces to create a magazine true to its spirit and explore different artistic fields via carefully chosen ambassadors.  Unite or Perish, as GENER8ION named it, gathers multiple creative forces through the prism of its contributors’ audacious and radical artistic visions, conveyed by different mediums — from photography to typography.

Collaborators include: Romain Gavras (director), Jackson (musician), David Rudnick (designer), M.I.A. (singer), Julien Dossena (creative director of Paco Rabanne), Gaspirator (illustrator), Paris, IL (Guillaume Berg + Virgil Abloh), Swiss collective ARMES and creative duo Partel Oliva (art directors of Kenzo).

To launch the first issue of Unite or Perish and a GENER8ION’s EP on Bromance Records, Red Bull Space Paris will host a series of exclusive installations conceived as a conceptual extension to the magazine. A limited number of copies will be available at the gallery for the duration of the exhibition.

-

Mené par le producteur français Surkin, GENER8ION est un projet pluridisciplinaire, déjà remarqué pour sa collaboration musicale avec M.I.A pour The New International Sound Pt.II et son imposante vidéo chorégraphiée. L’entourage de GENER8ION se réunit cette fois-ci autour d’un magazine à l’image du projet, empruntant aux différentes sphères artistiques par le biais d’ambassadeurs sélectionnés.

Dans le cadre du magazine Unite or Perish, GENER8ION rassemble les forces créatives et choisit ses contributeurs pour leurs visions artistiques audacieuses et radicales, qui s’expriment sous des formes variées, allant de la photographie à l’exercice de typographie.

Figurent entre autres parmi ses collaborateurs, Romain Gavras (réalisateur), Jackson (musicien), David Rudnick (graphiste), M.I.A. (chanteuse), Julien Dossena (directeur artistique de Paco Rabanne), Gaspirator (illustrateur), Paris, IL (Guillaume Berg + Virgil Abloh), le collectif suisse ARMES ainsi que le duo Partel Oliva (directeurs de l’image de Kenzo).

À l’occasion de la sortie du premier numéro de Unite or Perish et d’un EP sur Bromance Records seront présentées à la galerie Red Bull Space Paris une série d’installations exclusives conçues comme une extension de la revue. Le magazine sera disponible à la galerie en édition limitée pendant la durée de l’exposition.

MORE INFOS
GENER8ION : www.gener8ion.org
GENER8ION : www.facebook.com/gener8ionofficial
FB Event : www.facebook.com/events/587759031372754
ITW de Surkin sur le site du Red Bull Studios Paris : http://win.gs/1olQzMg

CONTACTS
Relation Presse Stage of The Art : Laurence Alvart : laurence.alvart@stageoftheart.net
Red Bull Space Paris / Guillaume Sorge : infos@12mail.fr
Communication Red Bull / Xavier Paufichet : xavier.paufichet@fr.redbull.com


All Pics © Jacob Khrist

Tags: , ,

En 2016, 12Mail laisse la place à Red Bull Space Paris et persiste dans sa volonté de présenter des artistes émergents ou encore peu connus du grand public qui se jouent des frontières – toujours plus poreuses – entre les disciplines artistiques. C’est l’artiste français, Julien Langendorff, qui inaugure ce nouveau cycle d’expositions en présentant une série de collages inédits ou peu montrés. Nous avons demandé à son ami et premier supporteur, Thurston Moore (leader du groupe Américain Sonic Youth) de vous présenter le travail de Julien, en anglais dans le texte.

In 2016, 12Mail will gracefully bow out to allow for Red Bull Space Paris, reestablishing our intent to present emerging or up-and-coming artists who choose to ignore the usual – yet ever so porous -  frontiers between the various artistic worlds.  French artist Julien Langendorff is the one to kick off this new exhibition cycle, with a presentation of a previously rarely, if ever shown  series of collages. We asked Thurston Moore, of Sonic Youth fame, if he’d introduce you to Julien’s work.

« I love Julien Langendorff because Julian loves rock n roll. He’s a rock’n’roll songwriter in the truest sense. He’s an artist in love with rock’n’roll. He’s a rock’n’roll animal. He loves love and writes love songs, the signifiers flaring, flashing, flowing off paper pages of passion, romance, sex and grace. These are his notes. Julian makes music, love and worship. His tools are the guitar and amp in his heart, his heart the light on the page where the score is love. Feminine beauty is all. The artist in love with the high art of rock’n’roll, the vision of the rock’n’roll animal is in the room. This is the energy of God and passion where rock n roll as united duology comes. The artist in love, with love, sees love, the rock’n’roll artist animal comes to share, to save the day. For now the artist is musician is angel. This is our music. »

Thurston Moore

CONTACTS
Contact Red Bull Space Paris / Guillaume Sorge : infos@12mail.fr
Contact Communication Red Bull / Xavier Paufichet : xavier.paufichet@fr.redbull.com
Julien Langendorff : http://julienlangendorff.com
Event FB : https://www.facebook.com/events/1651645905092751

Tags: , ,

ÉTAPES : MAGAZINE
Diplômes étudiants

Du 4 décembre au 29 janvier 2016
Vernissage le vendredi 4 décembre de 18h à 21h
Red Bull Space Paris, 12 rue du Mail, 75002 Paris

À l’occasion de la sortie de son numéro « Diplômes & Écoles 2015 », le magazine Étapes présente quelques-uns des 50 travaux parmi les plus brillants de son traditionnel « numéro étudiant ». Isabelle Moisy Cobti, co-rédactrice en chef d’Étapes et commissaire d’exposition invitée introduit l’exposition.

« Si le diplôme marque pour beaucoup des étudiants la fin des études et l’entrée sur le marché du travail, il est aussi pour certains une opportunité d’approfondir ses connaissances en post-diplôme, faire de la recherche en thèse, partir en stage à l’étranger ou tout simplement une première étape avant de découvrir le monde. Il s’inscrit dans tous les cas dans une démarche de projection vers un avenir qui peut, parfois, paraître incertain.

Réalisés au cours de l’année 2014-2015 pour la validation de cursus en écoles d’art, de design ou des nouveaux médias, les projets exposés montrent les préoccupations, les rêves ou les recherches d’une jeune génération de designers, de graphistes, photographes et d’illustrateurs qui questionnent sur le devenir de nos sociétés contemporaines.
Travail introspectif sur le corps et l’individu, exploration de nouveaux écosystèmes et compréhension des milieux, solutions habiles et sensibles pour l’avenir de l’édition ou de l’écriture, nouvelles applications, projets d’environnements interactifs ou mises en abîme de nos modèles socio-culturels : les jeunes créateurs de demain tentent de relever avec audace, humour et intelligence le défi de nous offrir un monde meilleur ».

L’exposition présentera les projets de diplômes 2015 publiés dans le numéro é :228 d’Étapes (Novembre-Décembre) ainsi qu’une sélection surprise en ligne préparée pour l’événement.

Avec les travaux de Thibault Jouvent, Félicien Goguey, Emmy Marchesse, Sylvain Joly & Michael Martin, Bilal Sebei, Alexandre Haefeli, Daphne Christoforou, Maxime Jacobs, Marion Caron, Suzon Hauchard, Namsa Leuba, Lucas Descroix, Marie Mirgaine, Elliott Amblard, Jonas Obadia, Mathilde Fiant, Estelle Vanmalle, Adriaan Van Leuven, Delphine Sicard, Malafosse My-Lan, Estelle Bizet, Louise Drulhe, Mélanie Laviolette, Manon Bruet, César Henry, Ivan Murit, Diane Rousseau, Michael Driver, Sarah Cleeremans, Laura Gordon, Corentin Noyer, Mélitine Courvoisier, Raphaëlle Ankaoua, Léa Krysiecki, Fermin Guerrero, Camille Thomas, Hélène Mourrier, Vytautas Jankauskas, Rémi Esslinger, Thomas Fournier, Alexia Sellem, Adrien Contesse, Charles Levai, Valentin Defaux, Alix Le Barazer, Lorène Pollitzer, Line Hachem, Charles Bail, Anaïs Vandeweghe, Janna Ullrich

Exposition produite avec le soutien d’Arjowiggins, Fotolia et la Manufacture d’Histoires Deux-Ponts.

MORE INFOS
Étapes Graphiques : https://etapes.com

CONTACTS
Contact 12Mail / Guillaume Sorge : infos@12mail.fr
Contact Communication Red Bull / Marion Toche : marion.toche@fr.redbull.com

Tags: ,

MACIEK POZOGA Uchronia
En collaboration avec Christopher Kirkley

Du 4 septembre au 16 octobre 2015
Vernissage le vendredi 4 septembre de 18h à 21h
12Mail / Red Bull Space, 12 rue du Mail, 75002 Paris

Il y a cinq ans le photographe Maciek Pozoga faisait ses premiers pas en galerie en co-programmant une de nos premières expositions pour le compte de l’édition française du magazine « Vice ». Depuis, il a travaillé pour plusieurs publications prestigieuses et reçu la bourse pour la photo documentaire Lagardère 2014. Cinq ans plus tard, il revient donc pour une exposition personnelle. Ce projet inédit est l’aboutissement d’une collaboration de plusieurs mois avec le musicologue Américain Christopher Kirkley.

En juin 2015, le photographe Maciek Pozoga et le musicologue Christopher Kirkley passent deux semaines à Bamako, la capitale du Mali, afin d’y produire un corpus de travaux intitulé « Uchronia : L’interprétation univoque de la réalité ». Leur recherche prolonge et élabore un récit trouvé sur Internet : comment, en 1311, l’empereur malien Abubakari II quitta l’Afrique occidentale pour explorer l’océan Atlantique. Le Mali était alors riche – sans doute le pays le plus riche du monde – mais Abubakari désirait plus : la gloire, peut-être, ou de nouvelles terres. Il croyait pouvoir trouver les deux de l’autre côté de la grande eau et prit une flotte de 2000 bateaux pour partir à leur recherche. En Afrique, pour certains, Abubakari découvrit l’Amérique ; en Europe occidentale, ce fut Christophe Colomb.

Soi-disant.

L’histoire d’Abubakari sert de point de départ et de prétexte à une “mission ethnographique” dans une réalité alternative. Encouragés par une découverte sur Internet, Maciek Pozoga et Christopher Kirkley partent au Mali et commencent à poser des questions : et si Abubakari avait vraiment découvert l’Amérique? Quelles réalités alternatives pourraient avoir connues le Mali, l’Afrique – le Monde?

Dans « Uchronia », Pozoga et Kirkley jonglent avec la science-fiction, le folklorisme et le documentaire social afin d’explorer des thèmes tels que la géographie (voire la fin de la géographie), l’inter-connectivité, la mondialisation, l’histoire et son interprétation.

La photographie est le médium principal du projet, mais c’est avant tout un prétexte permettant une production multidimensionnelle. Faisant régulièrement confiance au hasard, Pozoga et Kirkley travaillent avec des musiciens locaux, des anthropologues, des griots, des linguistes, des peintres d’enseignes et des artistes 3-D, pour créer un ensemble fertile et évolutif de pièces sonores et visuelles.

Collaboration entre le photographe et le musicologue, ce projet est aussi une collaboration entre les artistes et le Mali, son peuple, sa culture, ses fables et ses multiples réalités, qu’elles soient accomplies ou à venir.

Le disque enregistré par Christopher Kirkley à Bamako et produit au Red Bull Studios Paris fera l’objet d’une édition vinyle sur le label américain Sahel Sounds, celui-ci est accompagné par une publication éditée par Pierre Hourquet, produite avec le soutien de Carhartt WIP, disponible à la galerie pendant la durée de l’exposition.

Cette exposition est produite par Red Bull et Carhartt WIP.

MORE INFOS
Interview chez Vice France : http://www.vice.com/fr/read/maciek-pozoga-uchronia-mali-182
12Mail – Red Bull Space : http://www.12mail.fr/
Maciek Pozoga : http://maciekpozoga.com/
Sahel Sounds – Christopher Kirkley : http://sahelsounds.com/
Carhartt Wip : www.carhartt-wip.com

CONTACTS
Contact 12Mail / Guillaume Sorge : infos@12mail.fr
Contact Communication Red Bull / Marion Toche : marion.toche@fr.redbull.com
Contact Communication Carhartt WIP : pr@carhartt-wip.com

Images © Nicolas Jacquemin

Tags: , ,

JARVIS COCKER 20 Golden greats
From june 17th to august 28th
Opening reception wednesday june 17th, 6pm to 9pm
Red Bull Space Paris, 12 rue du Mail, 75002 Paris, France.
infos@12mail.fr

Each year, Red Bull Space Paris offers one artist a residency culminating in an exhibition. The soundtrack to that exhibit, recorded at Red Bull Studios Paris, is cut to vinyl for the occasion. After Trevor Jackson last year, 2015 brings us English musician Jarvis Cocker. The former lead singer of Pulp has chosen to present a new kind of Gold Record: an imaginary award that seeks to uncover the nature of music and the intangibility of success.

Gold records are a myth: they don’t exist. Cited in biographies and celebrated in the pages of magazines, their value is actually non-existent. Not only because they usually aren’t at all made with gold, but moreover because they are generally crafted in a manner at best vaguely artistic, and at worst, perfectly kitsch. But they strike our interest because of something else. Their intrinsic value, beyond the physical, is infinite; it represents the materialisation of the immaterial, of collective energies, of shared success. A meditation on the intangible and symbolic content of these flimsy plastic discs guides Jarvis Cocker, inhabiting the works of his exhibition.

The idea arose 3 years ago, during a period in which I didn’t really know where I was headed. I had just finished a tour and people kept asking what I was going to do next, if I was going to start work on a new record. Though it’s a bit embarrassing, that’s where the idea came from. I told them ‘Yes, I’m working on records, but not in the manner you’d expect.” Working by hand, he designed and crafted Vinyl 45s, attributing fictional songs to his best loved labels: RCA Victor, Belter, Disques Vogue… “It’s a way of playing with the machinery of the record industry: for one disk, I imagined I was at Philips, on another, that I was at Motown, or the Island of the 1970s. I imagined mysef on all those labels that I love, that I track down as a collector, in record shops.” A game of musical chairs, a mise-en-abyme of the labyrinthine day-to-day of artists circling from label to label, from corridor to corridor and from studio to studio.

Adorned with an imaginary title and sealed with the logo of a famous label, the virgin circle of rough black vinyl begins to take life. An emotional charge awakens inert matter: how many records have been bought on the faith alone of a logo or a handful of the artist’s skilfully arranged words? Just how many personal worlds, semantic universes, and intimate echoes resonate within song titles? “Titles are an important part of the music; in just a few words, they reflect an artist’s imagination. As a songwriter, someone who works with words, I enjoy the challenge of expressing something in barely three words.

They may be imaginary but Jarvis’ records exist nonetheless, with lives of their own, played live and radio transmitted: energy shared between millions of fans. Charged with the force of the collective unconscious, they’ve become symbols of collective success, they’ve attained their gold status: “They started out as regular records, but in an apparent twist of egomania, I decided that they should be Gold records. It was a way of saying: I released an LP on Island Records and I sold millions. It was a sort of fantasy of success at a time in my life when I wasn’t even sure I’d carry on making music and releasing records.

The Gold record can’t be bought. It can’t be sold either: its value is intrinsic. It is but the reflection of success, a materialisation of collective energy, of a public enthusiasm that would remain otherwise intangible. What’s at stake here is a meditation on the form, the act of materializing the immaterial, and the manner in which success is represented: “At certain points in my career I received gold and platinum records but I always felt a little bit embarrassed, I was never quite at ease with the idea and always gave them to my mother because I certainly didn’t want them in my house. This was the challenge I faced with this exhibition: how to make the gold record something desirable, something with class and sophistication, because as far as I’m concerned, gold records, and especially those you see lined up on the walls of recording studios, are always rather ugly.

It’s in that crack between material and immaterial that the other side of the exhibition is to be found: beside the gold records, screens play footage from a music TV program from 1980s England. Fixed on the audience rather than the musicians, the cameras capture adolescents in full swing, moving about, screaming and clapping. As far as Jarvis is concerned, this is where you find the real measure of success, the real measure of the gold record: “In contrast to the gold record, which is the record industry’s way of confirming commercial success, these fans who engage, share an energy, a communal moment that’s ultimately not so focused on the band, it’s them who symbolise what music means to me: an energy to be shared, that draws people together, that encourages interactions via the act of listening and dancing. That’s what the spirit of music is, as I understand it.  Sometimes it’s not even the music itself that’s most important. ”

Jarvis Cocker spent a week at Red Bull Studios Paris producing and recording the soundtrack for ‘20 Golden Greats’. With the support of several invitees (harpist Serafina Steer, French producer Pilooski), he has crafted a purely instrumental sound to accompany the project.  “I wanted a sonic landscape that really extrapolated the exhibition experience. This past week at Red Bull Studios Paris was a great experience because of the freedom we had in the way we worked. We came, we tried out different ideas, which we then recorded in simple fashion. It’s a real luxury to be able to just try out different things, with the allotted time and the materials at hand.” The soundtrack will exclusively be available at the gallery for the duration of the exhibition, on limited edition vinyl only.

Chaque année 12Mail – Red Bull Space invite un artiste en résidence pour un projet d’exposition dont la bande son, réalisée au Red Bull Studios Paris est éditée en vinyle pour l’occasion. Après Trevor Jackson l’année dernière, c’est au tour du musicien Anglais Jarvis Cocker – ex leader du groupe Pulp – qui a choisi de présenter des disques d’or d’un genre nouveau : des récompenses imaginaires au service d’une réflexion sur l’essence de la musique et l’immatérialité du succès.

Le disque d’or est un mythe, il n’existe pas. On le mentionne dans les biographies, on le célèbre dans les pages de magazines, mais en réalité il ne vaut rien. D’abord parce qu’il n’est généralement pas en or, mais aussi parce qu’il est la plupart du temps serti d’un habillage au mieux vaguement artistique, au pire parfaitement kitsch. Mais il fascine parce qu’il renferme autre chose : au-delà de sa matérialité, sa valeur intrinsèque est infinie ; il est la matérialisation d’un immatériel, d’une énergie collective, d’un succès partagé. C’est une réflexion sur cet accomplissement de l’impalpable, sur la charge symbolique qui habite ce maigre support plastique qui guide Jarvis Cocker et habite les créations qu’il va présenter.

« L’idée a germé il y a 3 ans, à une période où je ne savais pas vraiment où j’allais. Je venais de terminer une tournée, et mon entourage me demandait sans cesse ce que j’allais faire, si j’allais travaillais sur un nouveau disque. C’était embarrassant, mais il m’est venu cette idée. Je leur ai dit : “Oui, je travaille sur des disques, mais pas de la manière dont vous l’imaginez” ». A la main, il invente et dessine des rondelles de 45 tours, dispersant ses chansons fictives sur les labels qu’il affectionne : RCA Victor, Belter, Disques Vogue…: « C’est une manière de jouer avec le fonctionnement de l’industrie du disque : pour tel disque j’imaginais que j’étais chez Philips, pour tel autre j’étais sur Motown, ou sur Island dans les années 1970. Je pouvais subitement me retrouver sur tous ces labels que j’affectionne, que je recherche en tant que collectionneur de disques lorsque je fouille dans les magasins ». Un jeu de chaises musicales, en même temps qu’une mise en abyme du quotidien labyrinthique des artistes circulant de labels en labels, de couloirs en couloirs, de studios en studios.

Parée d’un titre imaginaire, tamponnée du logo d’un célèbre label, la galette de vinyle noir, brute et vierge, prend vie. Une charge émotionnelle réveille le support inerte : combien de disques ont été achetés sur la foi d’un logo ou de quelques mots habilement assemblés par les auteurs ? Combien d’imaginaires, d’univers sémantiques et d’échos intimes se dégagent d’un titre de chanson ? « Les titres sont importants dans la musique, ils disent beaucoup de l’imagination d’un artiste en peu de mots. Je suis un songwriter, je travaille avec des mots, et je pense qu’il est intéressant de chercher à dire quelque chose avec à peine trois mots. ».

Mais il y a plus : même s’ils sont imaginaires, les disques de Jarvis possèdent une existence propre, une vie. Ils ont été joués sur scène, sont passés à la radio et ont transmis leur énergie à des millions de fans. Chargés d’un inconscient collectif, symboles d’un succès partagé, ils sont ainsi devenus des disques d’or : « A l’origine c’était de simples disques, mais, en raison de ce qui s’apparente un peu à de la mégalomanie, j’ai décidé que ce serait des disques d’or. C’est une manière de dire : j’ai sorti un disque sur Island Records et j’en ai vendu des millions. C’était un peu un fantasme de succès, à une époque où je ne savais pas si j’allais vraiment continuer à faire de la musique et à sortir des disques ».

Le disque d’or ne s’achète pas et ne se vend pas ; sa valeur est intrinsèque. Il n’est que le reflet d’un succès, la matérialisation d’une énergie collective, d’un enthousiasme populaire qui demeure impalpable. C’est une réflexion sur le support, sur la matérialisation d’un immatériel, et la manière de représenter le succès, qui l’emporte ici : « J’ai reçu des disques d’or, des disques de platine, même, durant ma carrière, mais ça m’a toujours embarrassé, je n’ai jamais été à l’aise avec ça et je les ai donc tous donnés à ma mère car je n’en voulais pas chez moi. C’est précisément le challenge de cette exposition : faire du disque d’or quelque chose de désirable, de classieux et de sophistiqué, parce que pour moi, les disques d’or, particulièrement ceux que tu vois quand tu vas dans les studios où ils sont alignés sur les murs, sont assez laids ».

C’est ici, dans ce creux entre matériel et immatériel, que se noue le lien avec l’autre partie de l’exposition : à côté des disques d’or, des écrans diffusent des séquences d’une émission musicale anglaise des années 1980. Braquées sur le public plutôt que sur les musiciens, les caméras saisissant des adolescents en liesse qui occupent l’espace, hurlent et applaudissent.  Pour Jarvis, c’est ici que se joue la notion de succès, et donc de disque d’or : « A la différence du disque d’or, qui est une manière pour l’industrie du disque de qualifier un succès commercial, ces fans qui s’agitent, qui partagent une énergie, qui communient, et qui prêtent finalement très peu d’attention au groupe, symbolisent ce qu’est pour moi la musique : une énergie qui se partage, qui pousse les gens à se réunir, à échanger entre eux, en écoutant, en dansant. Pour moi, c’est ça l’esprit de la musique. Parfois, la musique n’est même pas le plus important ».

Jarvis Cocker a passé une semaine au Red Bull Studios Paris pour produire et enregistrer la bande son de ces 20 Golden Greats. Epaulé par quelques invités (la harpiste Serafina Steer, le producteur Français Pilooski), cette musique purement instrumentale vient compléter sa réflexion. « Je voulais créer une sorte de paysage sonore qui décuplerait l’expérience des gens qui visitent l’exposition. Cette semaine au Red Bull Studios Paris était une très bonne expérience parce que la manière dont on a travaillé était très libre. On est venu, on a testé des idées puis on les a enregistrées très simplement. C’était un vrai luxe de venir juste pour essayer des choses, en utilisant le temps nécessaire, le matériel à disposition. » Cette bande-son fera l’objet d’une édition vinyle limitée, hors commerce, disponible à la galerie pendant la durée de l’exposition.

Tags: , , ,

JEAN ANDRÉ
Anyone who knows what love is (will understand)

Du 7 mai au 11 juin 2015
Vernissage le jeudi 7 mai de 18h à 21h.
12Mail / Red Bull Space, 12 rue du Mail, 75002 Paris

Aveyronnais d’origine, dessinateur et directeur artistique, Jean André est un esthète qui magnifie le charme de la figure féminine par le biais d’une œuvre protéiforme. Il présentera à 12Mail – Red Bull Space ses derniers travaux de peinture, ses encres, dessins et pour la première fois, sculptures.

Librement inspiré par les débuts du magazine Lui, Gainsbourg, Matisse ou encore Angélique et Emmanuelle, Jean André propose une version plus contemporaine de l’illustration érotique « à la française » et diffuse ses dessins via les nouveaux réseaux de communication. Il imagine une sensualité souriante, hyper-réaliste mais doucement pudique.

Dans le travail de Jean André, chaque médium est utilisé pour relater d’une expérience humaine différente. Ses portraits de femmes, qui composent la majeure partie de son travail, racontent des rencontres quotidiennes : sur internet, le long de pages de magazines, ou encore dans la vie quotidienne. De ces contacts spontanés, il crée, par le biais de dessins ou de peintures dans lesquels il isole par un détail, un moment, un regard, une intimité partagée ou fantasmée.

Çà et là, des carrés de soie minimalistes et dessins réalisés au rouge à lèvres crient des mots d’amour, ou subliment des lettres de ruptures. Garçon sensible se réclamant du « gentleman art », Jean André pense cette exposition comme une ode à l’éternel féminin.

Pendant la dernière semaine de l’exposition, l’artiste réalisera des portraits à la demande. Les futurs modèles peuvent envoyer leurs photos à l’adresse suivante : hello@jeanandre.fr à partir du 4 juin. Les portraits sélectionnés seront dessinés puis exposés par l’artiste et leurs propriétaires pourront les récupérer gratuitement lors du décrochage de l’exposition.

MORE INFOS
Jean André : https://hvw8.com/jean-andre
Jean André : https://instagram.com/je_andre
Event Facebook : https://www.facebook.com/events/1544242349170563

CONTACTS
Contact 12Mail / Guillaume Sorge : infos@12mail.fr
Contact Communication Red Bull / Marion Toche : marion.toche@fr.redbull.com

Tags:

SHOBOSHOBO 
- Airc


SHOBOSHOBO 
Airc
Du 16 mars au 30 avril 2015
Vernissage le vendredi 20 mars de 18h à 21h.
Création d’une fresque en public entre le 13 et le 20 mars.
12Mail / Red Bull Space, 12 rue du Mail,  75002 Paris

12Mail poursuit sa saison 2015 en invitant Shoboshobo, un artiste rare évoluant à la croisée des arts graphiques, de la performance et de la musique pour une exposition qui prendra une forme un peu différente, puisque le public pourra assister à la création d’une fresque murale pendant la première semaine et participer à une séance de paint ball lors du vernissage. Le journaliste Julien Bécourt, vieux complice de l’artiste vous en dit plus.

Onomatopée japonaise désignant le bruit d’un ballon qui se dégonfle pour qualifier « un truc naze », Shoboshobo est né sous le stylo de Mehdi Hercberg en 2001, en même temps que les soirées du même nom qu’il organise à Paris et dont il réalise les flyers à la main. Huit ans durant, il y accueille la crème de l’electronica nipponne et du weirdo-noise bricolo, des comparses belges d’Ultra Eczema aux américains de Fort Thunder en passant par Lucky Dragons.

Au croisement des arts visuels, de la performance et de la musique, ses propres projets audiovisuels se révèlent tout aussi improbables que le laisse entendre leur intitulé : gang de bikers braillant sur du noise improvisé (Motards En Colère), trio de « hassidic house » déguisé en rabbins (Moishe Moishe Moishele), électropop transgenre en perruque et zentai (Michelle’s Fusain), workshop de masques et comédie musicale avec la chanteuse Kumisolo (Kumisho) ou solo-Casio-noise sous le nom de Minifer, sans même parler de son inénarrable Motor Karaoke… Shoboshobo, c’est tout ça à la fois! Un univers graphique peuplés de monstres informes qui relève à la fois de l’attraction de foire et du performance art, des films d’horreur et de l’expérimentation low-tech.

A mesure que ses projets se multiplient, d’un fanzine imprimé à la ronéotypeuse (la série des Decapitron) jusqu’aux t-shirts pour Andrea Crews, Shoboshobo fédère autour de lui une communauté d’artistes underground éparpillés aux quatre coins du globe, tous adeptes du DIY et de l’auto-édition: Fréderic Fleury, e*Rock, Dennis Tyfus, Jacob Ciocci, Misaki Kawai, Mat Brinkman, Andy Bolus, Hendrik Hegray ou Jonas Delaborde. Pour Mehdi, chez qui subsiste encore des résidus d’utopie, l’esprit de communauté n’est pas un vain mot.

Imprégné de culture pop japonaise jusque dans ses recoins les plus fantasques, Mehdi voue une tendresse toute particulière pour les personnages atteints de gigantisme et affublés d’appendices étirés comme de la guimauve. Cette obsession pour la disproportion l’amène à fabriquer des géants amorphes à la mine désabusée qu’il expose au festival Pictoplasma en 2011, et qui s’affaissent de tout leur long dans des couloirs et des escaliers, voués à une passivité terminale. Et puis, il y a tous ces monstres difformes, morveux, dégoulinants qu’il dessine compulsivement. Ces créatures, tapies dans son inconscient, Mehdi a mis des années à les amadouer, à leur donner forme. Elles incarnent non seulement les réminiscences de son adolescence – imprégnée de films gore 80’s, de graphzines transgressifs et de frénésie jap-punk-noise à la Boredoms – mais font aussi office de rempart contre l’agressivité d’un monde en voie d’auto-destruction. Sans le manifester explicitement, Shoboshobo nous incite à nous réconcilier avec notre part monstrueuse, à transmuter la négativité en énergie vitale. « Explorer l’idiotie, nous dit l’essayiste Jean-Yves Jouannais, c’est comme descendre avec délectation aux enfers de l’art, un voyage hilare, quand il n’est pas effrayant. »

Dans le monde de Shoboshobo, le dessin est un terrain miné que Mehdi se propose de faire exploser. En quête d’un renouvèlement perpétuel de son medium de prédilection, il exerce des allers-retours incessants entre son bestiaire mutant et des crobards plus sombres, plus sales, plus saturés. Deux graphismes diamétralement opposés qui se cannibalisent l’un l’autre: tantôt une ligne claire ferme et bien découpée, où formes cubiques, têtes de monstres aux yeux exorbités et organes rhizomatiques s’entrelacent, tantôt le gribouillage expressionniste à grands coups de taches d’encre et de griffures de feutre tremblotantes. Ici un masque de robot aux couleurs flashy à fabriquer soi-même, là un vomi goudronneux craché en stries d’encre. Dans ses carnets, sa patte faussement négligente fait jaillir des formes vives, énergiques; un amas de traits d’où surgit parfois un gros pif vérolé ou un globe oculaire innervé de vaisseaux sanguins. Comme si les dessins en soi ne lui suffisaient plus, qu’il fallait qu’ils s’émancipent de leur fonction illustrative, qu’ils trouvent un nouveau souffle à travers un geste plus ample, plus brut, mal dégrossi.

Feutres, gouache, Rotring, Bic, tablette graphique, polycopié, collage, pochoir, wallpainting… Tous les moyens sont bons, de préférence les plus désuets et artisanaux. Mais c’est en découvrant la propriété plastique de l’aérographe, technique utilisée pour la majeure partie des oeuvres présentées dans l’exposition, que Mehdi ouvre la boîte de Pandore. Organes sans corps ou totems animistes, ces deux séries marquent une nouvelle étape dans son travail. Subitement, ses dessins en noir et blanc se métamorphosent en photographies floutées, emplies de méandres inorganiques et de contrastes ahurissants. Il y fleurit tout un vivier de bubons, de mycoses protubérantes, de nervures réticulaires, de dégoulinades et de glaucomes qui agrippent la rétine comme si l’on chaussait des lunettes 3D.

Cette végétation surnaturelle, tout droit sortie d’un récit de Lovecraft, crée la sidération en ouvrant les portes d’un monde à la fois familier et inconnu, délimité par un effet de pochoir qui lui confère une étrange profondeur de champ.

Ces représentations distordues n’ont cependant rien d’anodines ; elles ont autant à voir avec la séduction immédiate d’un graphisme pop-friendly qu’avec un certain constat du marasme dans lequel l’humanité s’est enferrée et l’entropie qui la menace : la débâcle du tout-technologique, l’inconséquence écologique, l’auto-sabotage de la civilisation, la consommation à outrance… A sa façon, Mehdi résiste à l’accélération du flux visuel, à la capitulation avec ce qui nous détruit, au mensonge des apparences. Et laisse entrevoir, dans les interstices de l’inconscient collectif, une infime lueur d’espoir. Car il y a aussi beaucoup d’amour et de générosité dans ce maelstrom pictural.

Pour autant,  le barbouillage freestyle n’est pas en reste, car Mehdi n’aime rien tant que d’inventer de nouvelles attractions, dont la légèreté apparente dissimule un humour acerbe. Les visiteurs seront donc invités à tirer au paint ball sur des figures contrecollées sur carton, comme un bon vieux Shoot’Em Up de fête foraine. Et en cette période sombre où les kalachnikov défient la liberté d’expression, rien de tel qu’un bon défouloir à coup de giclures multicolores pour remettre du baume au coeur.

MORE INFOS
Shoboshobo : http://www.shoboshobo.com

Tags:

« Anciennes entrées