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SOPHIE BRAMLY
 WALK THIS WAY
Dans le cadre du Red Bull BC One World Final
Du 26 au 29 novembre 2014, La Villette.
Vernissage le jeudi 27 novembre de 19h30
à 21h30.

Le 29 novembre prochain, Paris accueillera le Red Bull BC One World Final à la Grande Halle de la Villette soit la plus importante compétition de danse Hip Hop au monde. L’occasion était trop belle pour ne pas proposer à Sophie Bramly, femme à mille vies et témoin privilégié de l’émergence du Hip Hop à New York au début des années 80, de replonger dans ses précieuses archives. Après l’exposition « 1981 &+ » en 2011, voici la suite en couleur, et la première exposition 12Mail hors les murs. Quelques explications de l’intéressée :

« Le Hip-hop traverse les décennies avec la même insolence royale: il continue d’être le media qui permet à toutes les jeunesses de dénoncer le périmé, de faire du neuf dans le vent de la révolte. Cette régénérescence permanente impose de ne pas enfermer ses premiers pas dans une sclérosante bibliothèque de souvenirs, mais d’en offrir une autre lecture, à la lueur du contexte du moment, souvent décrié. C’est pourquoi cette sélection de photos n’est pas un catalogue du passé, mais le reflet de la réponse brillante d’une poignée d’adolescents à une problématique sociale complexe.

Le tableau était noir : au tout début des années 80, la ségrégation était abolie, mais faisait toujours surface ici ou là. Dans les banlieues de New-York, les noirs et les hispaniques étaient globalement pauvres, les familles disloquées, beaucoup vivaient dans des quartiers défoncés où la violence était le seul pain quotidiennement distribué, où les gangs tuaient pour obtenir des biens primaires, il leur fallait tuer pour pouvoir vivre. It’s like a jungle sometimes.

La petite troupe qui a été au démarrage de ce mouvement a occulté toute cette noirceur considérant que, comme le Boson de Higgs, elle ne peut exister que si on lui prête attention. Le tableau noir a été recouvert d’un autre en couleurs : un magma bouillonnant et joyeux, fait de graffitis explosifs partout où la vie est grise, de tenues flamboyantes pour affirmer l’existence, de gymnastique rocambolesque des corps dans la danse, d’un festival de basses tonitruantes qui galvanise l’asphalte et fait vrombir la terre.

Le hip-hop a comblé le manque de tout par l’exagération dans l’humour, par la conception ininterrompue de fictions, jusqu’à ce que l’impossible se métamorphose en possibilité.

Quand le DJ D.St est revenu de son premier voyage au Japon, il n’a pas ramené de clichés touristiques, il a photographié ce qui comptait pour lui : une pile de Yen à côté de son collier en or, à son nom. Ce qui était important, ce n’était pas d’avoir été reconnu là-bas, mais d’avoir pu associer son nom avec de l’argent. L’idée n’était pas d’être riche, mais d’être. Un jour où il était dans sa maison de disques, il parlait en boucles du blouson de cuir rouge que Michael Jackson portait dans Thriller. Au lieu du chèque de royalties attendu, c’est le blouson qu’il a eu. Il a été un de mes personnages fétiches, comme Fab 5 Freddy, Futura, Zéphyr, Afrika Bambaataa, je les ai beaucoup suivis, photographiés plus que d’autres, et ils font toujours partie de ma famille. Ils sont ici réunis avec d’autres façonneurs de rythme, rappeurs, DJ, danseurs, ardents protagonistes d’une culture revigorante.

Sans en prendre conscience, j’ai été addict à la scène hip-hop car j’ai tiré une profonde jouissance à voir ses acteurs faire abstraction de leur réalité, en construire une autre idéale, avec des couleurs brûlantes d’énergie, qui petit à petit s’est imposée, a pris chair dans la réalité, a donné naissance à un geyser créatif qui ne cesse de produire et d’inonder le monde, démontrant que les impasses se contournent, qu’il suffit de dessiner le monde comme on l’entend. Walk this way

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Red Bull BC One : http://www.redbullbcone.com/fr
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LIEU
Grande Halle de la Villette, Pavillon Paul Delouvrier
211 Avenue Jean Jaurès, 75019 Paris

HORAIRES D’OUVERTURE
Mercredi 26/11 de 14h à 20h
Jeudi 27/11 de 17h à 23h
Vendredi 28/11 de 17h à 22h
Samedi 29/11 de 14h30 à 18h30

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SOPHIE BRAMLY
 WALK THIS WAY
Part of Red Bull BC One World Final.
November 26 to 29 2014, La Villette.
Cocktail on November 27 from 7.30pm to 9pm.

On November 29th, Paris will be welcome the Red Bull BC One World Final, the most iconic breakdance championship in the world, to be held in La Grande Halle de la Villette. We couldn’t help asking Sophie Bramly, the woman with a million lives – and privileged eyewitness of New York hip-hop burgeoning hip-hop scene in the 80’s – to dig into her own precious archives. A few months after her first exhibition (« 1981 & + », 2011), here’s the following one, and the first « outdoor » exhibition by the 12 Mail art gallery. 

Here are some quotes from the artist:

« Hip-hop has travelled through decades with its « royal insolence »: it continues to be a media allowing worldwide youths to categorize and criticize what’s old, and to build something new out of nothing, as a revolutionary art. The rejuvenation of this culture intends not to confine those early innovations into a locked-up library, but to offer a new way of reading or seeing them. That’s the reason why these photos are not a catalog from the past, but the reflection of hundreds of teenagers’ response to a complex social situation.

At first, the chalkboard was black: at the beginning of the 80’s, segregation had already been abolished, but was still showing up from time to time. In New York suburbs, poor Black and Hispanic people used to live in broken neighborhoods where violence was the only way to live a decent live, with gangs constantly killing to survive. « It’s like a jungle sometimes », as said in the song.

But in those early years, some decided – like Higgs’ boson – that they wouldn’t exist if nobody paid attention to them. The chalkboard was then covered with new colors: an irrepressible magma filled with graffitis or tremendous clothes showcasing the birth of a family, and dazzling gymnastics moves making the crowds more and more excited. In a sense, Hip-hop bridged the gap!

When DJ DST came back from his first trip to Japan, he didn’t bring back some touristic clichés. He chose to take pictures of what was important for him at that time: Yen bills aside a gold chain – with his name on it. What was important was not to be recognized over there in Japan, but to have his name associated with the money. The idea was not to be rich, but to be.

A day, while visiting his record label, he was talking about Mickael Jackson’s red jacket in the Thriller video-clip. Instead of getting the royalties he was waiting for, he got the red jacket…

He was one of my favorite characters, like Fab 5 Freddy, Futura, Zéphyr or Afrika Bambaataa were too. I followed them, I photographed them more than anyone else, and in a sense they’re part of my family. And they are kind of reunited through this exhibition, with some other noisemakers from the same era, including MC’s, DJ’s, breakdancers and some other strong advocates of this street culture.

Without even thinking about it, I think I really enjoyed myself seeing those guys building something out of nothing, something that, one step after the other, became real, tangible, vivid, flooding the musical world and beyond, showing that dead-ends can be circumvented. It’s about seeing the world the way you chose to see it. And, so to say, to Walk This Way.

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LOCATION
Grande Halle de la Villette, Pavillon Paul Delouvrier
211 Avenue Jean Jaurès, 75019 Paris, France.

OPENING HOURS
Mercredi 26/11 de 14h à 20h
Jeudi 27/11 de 17h à 23h
Vendredi 28/11 de 17h à 22h
Samedi 29/11 de 14h30 à 18h30

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UNCLE O PEEP-O-RAMA
Du 5 décembre 2014 au 16 janvier 2015
Vernissage le 5 décembre de 18h à 21h
12Mail / Red Bull Space, 12 rue du Mail, 75002 Paris

Uncle O est un homme de l’ombre. Collectionneur maniaque, compilateur hors pair, Dj et instigateur des fameuses soirées Toxic, son nom est indissociable de l’underground musical Français de ces 30 dernières années. Comme il n’est pas homme à se laisser enfermer dans un quelconque cliché, c’est son travail d’illustrateur qu’il présentera à la Galerie 12Mail / Red Bull Space en cette fin d’année. Nous avons demandé à une complice de longue date, Sophie Bramly, de nous présenter cet homme (trop) discret.

« Parmi les fans d’Uncle O, il y a ceux qui connaissent le DJ incroyablement pointu et novateur et ceux qui ne jurent que par son art graphique. Tous ne connaissent pas ses deux facettes, il prend indifféremment sons et images pour les tordre, les mélanger avec d’autres, focuser sur un point pour lui donner une force inédite. Uncle O procède toujours de la même manière : peu importe que l’objet soit visuel ou auditif, il avance comme un diamantaire qui trouve une pierre brute et la taille jusqu’à ce qu’elle brille comme une boule disco.

À 12 ans il quitte Saint-Tropez pour découvrir Lyon, la disco, le punk et la new wave, puis, à la fin des années 70 il fréquente les concerts de l’auditorium de l’École Nationale des Travaux Public. Il produit des flyers pour les concerts de James White, OMD, The Cure, Durutti Column, Section 25, YMG… En 1988, il crée une pochette pour un sampler de Factory Records, inspiré par Peter Saville qu’il affectionne particulièrement. Ainsi il met un pied dans le Xerox Art (qu’il aime toujours), le punk, Jamie Reid, X-Ray Specs, Vivienne Westwood et les catalogues de typo Letraset.

Paris, les Bains-Douches. Le jour, il s’occupe de faire des affiches et la promotion des concerts, la nuit, il est DJ. Il a assisté à Lyon à la première tournée de rap et commence à programmer des concerts qui sortent de la programmation habituelle : Whodini, D Train, Kurtis Blow, Fab 5 Freddy, D.St, Afrika Bambaataa, Sheila E. Sa soeur, CC, tombe amoureuse de Futura 2000, ils rentrent ensemble dans la famille pointue et généreuse du Hip Hop et du graffiti américain.

Uncle O s’intéresse à Haze (le créateur des logos des Beastie Boys, Def Jam, EPMD, Public Enemy, Tommy Boy, etc). Il aime Saul Bass, les logos de Bell Telephone, AT&T, Minolta, ou les affiches de films de Hitchcock qui sont de bonnes pistes d’influence. Tout comme PushPin Studios (Seymour Chwast et Milton Glaser), Jackson Pollock, John Carpenter ou George Romero. Peu importe d’où vient l’image, du moment qu’elle a été produite par un intégriste du style.

Dans les années 90, le patron de Virgin, Emmanuel de Buretel l’appelle en disant que les Rolling Stones cherchent une idée pour la pochette d’un nouveau disque. Uncle O travaille dessus sans y croire. Pourtant, son travail deviendra le gatefold à l’intérieur du disque Voodoo Lounge : une petite danse orgiaque de squelettes, de la fin du 19e siècle, avec laquelle il fait mouche.

Uncle O organise de plus en plus de concerts. La Cigale suit les Bains-Douches. Brand New Heavies, De la Soul, Arrested Development, Happy Mondays, Redman, The Alkaholiks ou La Cliqua… Le premier concert de Snoop Dog au Zénith est un plantage total. Deee-Lite à la Cigale, avec NTM en première partie provoque un vrai bordel : des gens escaladent le toit pour rentrer à tout prix, tout le monde veut y être.

Au début des années 2000, sur scène avec Solo, son complice de toujours, ils deviennent Toxic. Pour les premières soirées à la Boule Noire, ils se barricadent derrière un grillage en combinaison de chantier jaune électrique, avec des danseuses de pole dance qui rendent le public hystérique. La musique est hors norme, freaky dit-il. Le succès entraine la sortie d’une compilation Toxic.

À force de faire des pochettes de disques, de collectionner les vinyls sans distinction musicale, il commence à faire des compilations. Certaines sont mythiques ou collector, comme les Shaolin Soul, Champion Sound, Dirty South Bass (dont l’affiche et le disque ont été censurés, à cause d’une grosse paire de fesses) et plus récemment Cosmic Machine. Collectionneur insatiable, il continue de fouiller les magasins comme les brocantes. Il y a des rituels : tous les dimanches, un ami fait pour lui le tour des vide-greniers en province, et, par Skype, lui montre ce sur quoi il tombe, pour acheter ou non. En ce moment, c’est de la musique Turque, du Minimal Synth, de l’Italo Disco et beaucoup de bandes originales de films d’horreur. La musique de Los Angeles le poursuit inexorablement depuis le funk des années 80, du Hip Hop ou électro funk tordu comme Knxwledge, Sasac, Seven Davis Jr, Brian Ellis ou Zackey Force Funk.

Depuis quelques mois, il travaille sur Cerrone, et crée ou refait des pochettes du back catalogue, un peu hot parce que les images porno c’est très bon et que ça l’amuse beaucoup. Il s’est même vu proposer par Kraftwerk, un de ses groupes fétiches, de faire leur merchandising.

Peep-O-Rama présentera un travail qui reprend le principe de ses débuts : du Xerox Art qui a évolué au gré des technologies et des goûts musicaux d’Uncle O. Le principe reste punk : des images joyeusement détournées, provocatrices, irrévérencieuses, mais les univers sont aussi éclectiques que ses goûts musicaux, avec partout une pointe d’humour pour ne jamais se prendre au sérieux. »

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ELZO DURT  Deus ex machina

Du 26 septembre au 14 novembre 2014
Vernissage le vendredi 26 septembre de 18h à 21h.
12Mail / Red Bull Space, 12 rue du Mail, 75002 Paris.
infos@12mail.fr

Vous connaissez sans doute ses visuels sans savoir qui il est, 12Mail, l’espace d’exposition de Red Bull France vous propose de découvrir des travaux inédits d’Elzo Durt, le plus punk rock des illustrateurs Belges. Clovis Goux, critique musical au Magazine Lui nous présente ce drôle d’oiseau.

« Si les metteurs en scène de théâtre ont longtemps utilisé des cordes, des poulies et des poids pour faire intervenir Dieu sur scène (afin de dénouer des situations désespérées : c’est le principe du Deus Ex Machina), Elzo Durt n’a lui besoin que d’un scanner et de photoshop pour qu’il surgisse des entrailles de son ordinateur. Des machineries complexes du théâtre classique aux connexions sinueuses de nos circuits imprimés, la main de l’homme s’est toujours servi d’artifices afin de révéler le visage de Dieu. Les 15 images qui composent l’exposition d’Elzo Durt à la galerie 12 mail sont ainsi 15 facettes d’une seule et même obsession, 15 voyages dans une Bible de néon dont les versets auraient été écrits sur le comptoir d’un bar de Bruxelles par Elvis, les Sonics et Front 242.

L’évangile selon Elzo Durt se lit face à un flipper, au son d’un juke box qui diffuserait du rock’n roll, du garage et de l’Electronic Body Music. Trois âges de la musique adolescente qui accompagnent la main d’Elzo au moment d’assembler les pièces qui composent ses puzzles kaléidoscopiques. C’est en parcourant des livres d’images pieuses, des catalogues de manufactures, des ouvrages d’arts décoratifs ou des manuels de médecine qu’Elzo Durt élabore son bestiaire ; un véritable zoo dans lequel vous croiserez forcement des nonnes, des écorchés et des motards surgissant des flots, des flammes ou des abysses afin de vénérer l’apparition d’un œil dans le ciel.

Le graphiste et illustrateur belge retrouve ainsi le geste inaugural de Max Ernst qui avec les 5 volumes d’une semaine de bonté ou les sept éléments capitaux inaugurait en 1933 les montages d’après gravures tirées d’illustrés du XIXème. Mais si le surréaliste s’est souvent restreint au noir et blanc, c’est qu’il était trop âgé pour partager un acide avec ses héritiers du psychédélisme. Elzo a grandit à travers les visions de ces affichistes qui nous transportèrent over the rainbow dans une frénésie de sons, d’images et de couleurs. Il a également pas mal voyagé en compagnie des artistes soviétiques qui élaborent le constructivisme tel un véritable attentat visuel. Mais c’est en se perdant dans la collection de vinyles de son père qu’il attrapa une maladie incurable : une fascination pour les pochettes de disque.

Lorsqu’il sort de l’ERG – École de Recherche Graphique, à Bruxelles en 2003, c’est pour fonder sa propre galerie, qui sera la première base d’une invasion graphique de la Belgique, de la France puis du monde à travers des flyers, des affiches, des expositions de sérigraphies et des pochettes de disque qui célèbrent les noces de la mort et de la révolution industrielle dans un cathédrale art déco. Si on le retrouve à la communication graphique du Recycl’art, haut lieux de l’underground Bruxellois, et à la direction artistique du magazine Voxer, il réalise également un nombre impressionnant de pochettes et d’affiches pour des groupes de rock. Sa collaboration privilégiée avec le label Born Bad (on lui doit notamment les pochettes des Magnetix, Jack of Heart, Frustration ou La Femme) marque ainsi les esprits et il est désormais difficile de regarder l’une des images d’Elzo sans entendre le fracas d’une guitare électrique ou la rythmique martiale d’une synthétiseur. C’est sans doute ce qui le mène à fonder en 2011 son propre label, Teenage Menopause (JC Satan, Scorpion Violente ou encore Le Prince Harry) avec un ami parisien.

Mais Elzo Durt souffre d’un symptôme qui touche pas mal d’artistes travaillant sur ordinateur : les originaux n’existent pas. Pour conjurer ce maléfice technologique, et après avoir longtemps travaillé la sérigraphie, il nous propose ici pour la première fois, des images reproduites en grand format avec la technique du Diasec, un montage sur résine acrylique au rendu exceptionnel. Sa manière à lui d’honorer l’œuvre de Dieu (et un peu la part du diable). »

À l’occasion de l’exposition Deux Ex Machina, le label Born Bad publiera un 45 tours en édition limitée réunissant trois morceaux inédits de Pierre et Bastien, Cheveu et Violence conjugale.

All pictures © Valentin Lecron

Retrouvez Elzo Durt en interview chez Noisey, France Culture, Gonzaï et le site du Red Bull Studio.

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KENZO
Grace To The Nth Power
An Exhibition by DVDTKM et PARTEL OLIVA
September 22 to 24, from 10am to 6pm
Cocktail september 24th from 6pm to 9pm
12Mail / Red Bull Space, 12 rue du Mail, 75002 Paris.

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La précollection automne-hiver 2014 de KENZO est à bien des regards un voyage au bout de l’étrange. Carol Lim & Humberto Leon, directeurs de création de KENZO, ont confié aux réalisateurs Partel Oliva et aux designers web/3D Kim Boutin et David Broner le soin de prolonger cette exploration de la façon dont la vie et l’art se répondent, se croisent et se diffractent. Le produit de leur collaboration est une installation vidéo 3D disponible en ligne : kenzo.com/fall2014.

Quelques jours avant le vernissage de Grace To The Nth Power, la galerie accueillant cette exposition inspirée par le mannequin soudano-américain Grace Bol est cambriolée. Plutôt que d’annuler, l’artiste remplace les oeuvres disparues par des vidéos montrant les voleurs à l’oeuvre. Les visiteurs sont admis un à un dans la galerie déserte pour assister à l’étrange montage/démontage de l’exposition. DVDTKM et Partel Oliva placent le visiteur du site dans la peau du visiteur de la galerie. L’espace 3D reproduit donc l’espace réel des vidéos et Grace se trouve mise en abyme, dédoublée, déployée à plusieurs échelles.

Oeuvres, site et vidéos seront exposés du 22 au 24 septembre à la la Galerie 12Mail / Red Bull Space, 12 rue du Mail, Paris.

The KENZO Prefall 2014 collection is a foray into the uncanny. Building upon the desire to explore the myriad, fractal reflections of art into life and vice versa, KENZO’s creative directors Carol Lim & Humberto Leon enlisted directors Partel Oliva and web/3D designers Kim Boutin and David Broner to create an interactive 3D and video experience available online at kenzo.com/fall2014.

Now, adding one more layer to this unabashedly meta project, Galerie 12Mail / Red Bull Space in Paris will display the artworks, videos and interactive digital piece inspired by Sudanese-American model Grace Bol.

Over the course of a few nights before the opening of Grace To The Nth Power, a solo show inspired by Sudanese-American model Grace Bol, all but one of the artworks are stolen from the gallery. Still, the exhibition opens, with the missing pieces replaced by videos showing the thieves at work. Visitors are admitted one by one into the darkened gallery, to witness the unmaking of the old show and the making of the new.

Initially, the gallery existed exclusively online on a dedicated website, as a WebGL 3D space the user navigates using their mobile device. It will now expand IRL, at Galerie 12Mail / Red Bull Space.

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EDEN

EDEN
Du 18 au 21 novembre 2014.
Cocktail le jeudi 20 novembre de 18h à 21h.
12Mail / Red Bull Space, 12 rue du Mail, 75002 Paris.

Red Bull France soutient le 4ème long métrage de Mia Hansen-Løve et propose une exposition-publication autour du film, sous la forme d’une carte blanche à la photographe Estelle Hanania et l’écrivain Angie David.

Pour le commun des mortels, et le petit Larousse illustré, Eden est un mot Hébreu qui signifie Délices et désigne le lieu où la Bible situe le paradis terrestre.

Pour toute une génération qui découvre la house et la techno dans les raves au début des années 90, Eden fut un fanzine défricheur qui en 7 numéros raconta de l’intérieur l’émergence de la dernière culture alternative du XXème siècle. Parmi ses signatures : Alain Braxe, David Blot, Sven Hansen-Løve, George Issakidis, Christophe Monier, Didier Lestrade, Eric Morand, Loïc Prigent ou Jérôme Viger-Kohler qui furent tous des acteurs de ce que l’on appelle désormais la French Touch.

Eden est aujourd’hui le quatrième film de Mia Hansen-Løve (après Tout est pardonné, Le père de mes enfants, et Un amour de jeunesse) qui propose une vision intimiste de cette histoire à travers un scénario co-écrit avec son frère Sven Løve, dj clef de cette période où l’on a pour la dernière fois envisagé le clubbing comme une utopie.

Red Bull France a soutenu la démarche créative du film par le biais du Red Bull Studios Paris (où a été enregistré une partie de la BO) et de la production d’une exposition – publication qui sera présentée à la Galerie 12Mail / Red Bull Space la semaine de la sortie du film. Deux artistes issues de la même génération, Estelle Hanania (photographe, lauréate du prix photo du festival de la ville de Hyères en 2006) et Angie David (écrivain, auteure de plusieurs biographies et romans parus chez Léo Scheer) ont eu carte blanche pour donner leur vision du film et son tournage, en liaison avec Mia et Sven Hansen-Løve. Pas de placement produit donc, mais des regards croisés, des visions obliques sur un film générationnel et singulier.

Si Estelle Hanania nous montre comment l’on recrée le Paradis grâce aux artifices du cinéma en s’attachant à ses à cotés (les décors, les figurants, les moments en suspens), Angie David raconte comment l’on en est chassé en retraçant l’histoire d’une amère victoire : celle des musiques électroniques en France des années 90 à nos jours, celle d’une génération qui après avoir frappé aux portes du paradis a du redescendre sur terre.

Eden de Mia Hansen-Løve, au cinéma le 19 novembre 2014.

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PIERRE VON KLEIST Levante
Du 4 juillet au 12 septembre 2014.
Vernissage le vendredi 4 juillet de 18h à 21h.
12Mail / Red Bull Space,  12 rue du Mail, 75002 Paris.
infos@12mail.fr

12Mail, l’espace d’exposition de Red Bull France propose une exposition photo sous forme de carte blanche au collectif Pierre von Kleist, maison d’édition Lisboète qui publie les travaux d’André Principe, José Pedro Cortes, André Cepeda et António Júlio Duarte. Philippe Azoury, critique cinéma et consommateur invétéré de photobooks a accepté de nous les présenter :

 » Pierre von Kleist est un écrivain prolifique et un collectionneur éclectique de livres de photo. C’est aussi, et vous le savez, un héros de la seconde guerre mondiale. Ses textes sur la photographie inspirent encore aujourd’hui  les artistes. Et sa collection de livres rivalisait avec les plus importantes d’Europe avant qu’elle ne se consume dans les flammes, au début des années 50.  »

C’est par ce canular que les Pierre von Kleist sont arrivés jusqu’à nous, au tout début de la décennie. Pierre von Kleist, ce type à grosses moustaches qui orne le logo de leur maison d’édition (17 livres en 4 ans), n’a jamais existé. Cette vie de Kleist est une farce. Un tour sur Google nous l’aurait appris, mais il y a plus urgent à faire, dans leur cas, que d’aller sur Google : croire les Pierre von Kleist à moitié, par exemple, même quand ils racontent n’importe quoi. Après tout, ce n’est pas la première fois que des Portugais nous font le coup d’une identité fallacieuse – Joao César Monteiro et Jean De Dieu, Alvaro de Campos et Pessoa.

Pierre von Kleist est plus peuplé encore que tous ceux-là réunis : ils sont si nombreux à habiter le petit corps du vieux collectionneur que de loin PvK ressemble à une Renault Espace. Il y a José Pedro Cortes et André Principe, les deux têtes fondatrices. Puis André Cepeda, que les deux premiers croisaient à Porto (où tous les trois sont nés). Cepeda, qui a commencé très jeune la photo et a fréquenté Robert Frank. Cepeda encore, qui a tenu un magasin de disques rares.

Il y a enfin António Júlio Duarte, le plus âgé du clan (bon, il a juste 49 ans, mais il était déjà au Japon en 1997, et photographiait le monde avec la même frontalité qu’aujourd’hui – ça force le respect).  Ils ont plutôt entre trente et quarante ans, mais aucun ne porte la moustache bien qu’ils appartiennent à une génération à moustache. La première à aimer tout autant faire des livres de photos que des photos elles-mêmes. Les livres, leur séquençage, leur design, les fascine. Ils les collectionnent, les recherchent, en parlent des heures, s’engueulent. Fondus ensemble, les Pierre von Kleist ressemblent effectivement à un collectionneur fou.

Et pourtant : il suffit d’ouvrir un seul de leurs livres autoproduits pour que leur envie, leur sens de l’urgence dépassent leur respect qu’ils ont pour les maîtres. Il y a dans leurs livres tout ce qu’on aime, tout ce dont on rêve, tout ce à quoi on appelle : la beauté, la colère, l’immédiateté, le contemporain, la spontanéité, l’étrangeté, la décharge d’amour.

Les premiers livres de Pierre von Kleist ressemblaient à des recueils de partitions classiques, dont ils avaient détourné le design. Des grands bouquins portant des titres de chansons de Léonard Cohen ou Bonny Prince Billy. Quand on les ouvrait, ils ressemblaient plus à des albums de Sebadoh. La photo, chez eux, est le centre de tout. De leur vie, de leurs conversations, de leurs idées, du chaos de leur existence (pour certains), de leur soif de connaitre (pour tous), de leurs traversées du monde (loin, loin).

C’est hors de chez eux que les Pierre von Kleist ont refondé leur photographie. Une bonne partie d’entre eux (José Pedro, André P. et Antonio Julio) ont fait le voyage initiatique au Japon – là où se sont fabriqués les plus beaux livres de photos. Là où la photographie est exercée comme un art martial : discipline quotidienne, pensée qui accompagne le geste, avant que l’oubli et le saké ne se chargent du reste. Puis Pedro Cortes est parti neuf mois à Tel Aviv, André Principe à Tokyo et à Londres, António Júlio Duarte à Londres puis à Macao et à Tokyo, André Cepeda a vécu un moment en Belgique. Je ne sais pas où ils seront demain.

Dans un mail écrit entre Londres et Lisbonne, André Principe m’explique que toutes les images de Levante ont été faites à Lisbonne. Même les photos d’André Cepeda, le seul de la bande à vivre encore à Porto. Oui, même les photos de Cepeda. Ok, des mecs de Lisbonne font des photos de Lisbonne, la belle affaire. Ça parait naturel, dit comme ça, mais quand on connait l’envie de fuite qui les travaille et la sensation permanente d’exil qui nourrit leur travail respectif, on tient là comme un exploit.  Levante ? Kesako ? Le terme désigne tout à la fois la côte orientale, levantine, du Portugal, avec ce vent fou qui la frappe du matin au soir et contre lequel il faut résister, et la capacité du peuple portugais à s’organiser contre un système politique, social et économique.

Dans le détail, cela donne cinq partitions parallèles.

- José Pedro Cortes est récemment revenu du côté de Costa, une plage abandonnée ou presque, à 12 kilomètres de Lisbonne, une plage de sable et de béton laissée à l’état de crise permanente. Territoire de la sécheresse et du désastre économique. Et témoignage d’autre chose, en sous-main: l’identité nationale se terre au fonds des choses.

- André Principe est parti trouver du côté des filles exotiques et des nuits sans fin sa soif d’ailleurs. La rue est longue, une station, deux stations, trois stations, et l’espoir à chaque fois renouvelé d’un moment où tout va partir en couille ou au contraire sceller un truc inoubliable. Vivre pour accumuler des moments cramés.

- L’ailleurs de António Júlio Duarte a le goût d’un poster kitch, palmiers et coucher de soleil, accroché à moitié déchiré aux murs d’une chambre de merde (murs nus, volets clos). Rêve, et puis quand tu auras fini de rêver, tu tourneras le dos au monde. Effrontément.

- L’ailleurs d’André Cepeda est au fond de lui-même – ça, on le sait maintenant. Il porte son blues partout où il va. C’est une blessure profonde, une vielle blessure. Qui peut ressembler à une fenêtre bousillée ou à un sexe cru.

- Et Diogo Simoes, le petit jeune de 24 ans, le petit nouveau, le protégé ?
On dirait bien que c’est le seul de la bande à ne même plus choisir la fuite en avant comme moyen d’existence. Le kid prend ce qu’il voit autour de lui. Démerde-toi avec ça et avec ça seulement, c’est le crédo. Et tant mieux si ça résiste, et tant mieux si ça fait mur. Simoes dévisage ceux qui dévisagent cette crise qui n’en finit pas.

Moi, je les aime tous autant qu’ils sont. Ils ont chacun leur façon, leur manière de traverser la rue, de s’approcher de nous, et de nous observer. Mais une fois mis côte à côte, ils font collectivement ressurgir ce que je préfère au monde : la possibilité d’une vie violente.

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On on four dans les Inrocks et A Shaded View on Fashion.

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ALESSANDRO SIMONETTI  
- one on four
Du 30 mai au 2 juillet 2014.
Vernissage le vendredi 30 mai de 18h à 21h.
12Mail / Red Bull Space,  12 rue du Mail, 75002 Paris.

english version below

12Mail, l’espace d’exposition de Red Bull France propose la première exposition personnelle Française du photographe Américain Alessandro Simonetti, une série de portraits (Raymond Pettibon, Scott Campbell, Larry Clark…) capturés au grès de ses rencontres. Joseph Ghosn, rédacteur en chef adjoint d’Obsession et grand amateur de photo contemporaine, nous présente cet artiste encore peu connu du grand public.

Des Japonais rockab’ qui dansent dans un bar tiki de New York, les bad boys du Wu-Tang Clan sur scène et en coulisses à Rome, un transsexuel qui vous accueille dans une fête à Venise et dont vous tombez tout de suite amoureux… Les photographies d’Alessandro Simonetti scrutent quelque chose du monde contemporain : elles tentent d’en saisir des figures hautes en couleur, célébrités ou illustres inconnus, dans des situations éphémères, fugitives, déjà disparues au moment où la photo est prise. Alessandro les regarde d’un œil qui veut avant tout capter leur énergie, leur tension, leur joie. Et qui sait que tout peut s’effondrer d’un moment à l’autre. Sans doute est-ce sa position entre deux pays qui lui vaut ce regard singulier, qui recherche les failles temporelles, les incongruités géographiques, mais aussi l’étrange euphorie qui les accompagne.

Lui-même vit à New York, mais a grandi à Rome dans les années 1970 et 80, a passé plusieurs années à Venise et s’est laissé imprégner à partir de ses 16 ans des cultures saillantes de la fin du XXème siècle comme le skateboard, le graffiti, le punk… La photographie le surprend au même moment et un livre, en particulier, encapsulera dans les années 1990 toutes ses envies, ses désirs : Fuck You Heroes de Glen E. Friedman, ouvrage iconique à la croisée de toutes ses amours.

Pour 12Mail, il présente un travail inédit débuté il y a 15 ans déjà : des photos de passeport, photos d’identité, shootées avec un vieil appareil spécialement conçu pour cela, acheté pour s’amuser et avec lequel il s’est mis à photographier des artistes croisés çà et là. Comme Raymond Pettibon, les musiciens de Sonic Youth, le rappeur KRS1, etc. « Chaque portrait que l’on revoit dans un document d’identité marque un sentiment étrange, drôle et malaisé : c’est toujours une photo du passé, mais comme marquée au fer rouge… Avec cela à l’esprit, c’était amusant de photographier tous ces gens célèbres avec un médium destiné à disparaître dans les prochaines années. La production des pellicules adéquates pour ce genre d’appareil et de photos sera en effet bientôt obsolète. » Explique-t-il.

Au fond, ce ne sont pas tant les artistes qui intéressent Alessandro Simonetti, mais plutôt le fait de saisir leur visage à un moment précis. Le comble, c’est qu’il le fait avec un matériau aussi fragile que le temps qui passe. Cet homme-là est un vampire. Avec ses photos, il capture votre jeunesse.

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Contact presse 12Mail : infos@12mail.fr
Communication Culture Red Bull France : solena.bertin@fr.redbull.com
Alessandro Simonetti : www.alessandrosimonetti.com

ALESSANDRO SIMONETTI – one one four
May 30th to july 2nd 2014.
Opening reception : May 30th from 6pm to 9pm.
12Mail / Red Bull Space,  12 rue du Mail, 75002 Paris, France.

12 Mail, the Red Bull France exhibition space, presents the first French exhibition of American photographer Alessandro Simonetti. Joseph Ghosn, edior-in-chief for Obsession and contemporary photography connoisseur, introduces us to this artist.

From Japanese rockab’ heads dancing in a New York City tiki bar to the Wu-Tang Clan bad boys backstage in Roma or a Venetian transsexual welcoming you to a party where you could immediately fall in love with him… Alessandro Simonetti’s photos seem to look for something from a contemporary world: they capture colorful figures, from celebrities to unknowns, in this ephemeral status, yet disappear at the moment the photo is taken. Alessandro looks at his subjects with a personal eye that captures all of their energy, tension or joy, knowing that all this can really disappear in a second. Maybe he owes this personal twist to his italo-american origins.

Currently residing in New York but having grown up in Italy during the 70’s and 80’s between Rome and Venice, Alessandro’s vision was born from the rough romanticism of Rome and his university schooling in Venice. His aesthetic and artistic condition lean towards subcultures like skateboarding to punk music and graffiti. The book “Fuck You Heroes”, by Glen E. Friedman, iconicized the people living in an era and guided Alessandro to his own unique artistic filter.

For 12Mail, he chose an unreleased work he started 15 years ago: passport photos and ID cards shot with and old camera, which he bought just for fun and started shooting artists everywhere he went. (Raymond Pettibon, Sonic Youth, KRS-1, etc). «Every picture you can see on an ID card is filled with this strange feeling, both funny and uncomfortable: it’s always a picture from the past, deeply rooted in something that is finished. The purpose of the medium (passport photos) is so intimate but at the same time impersonal, is this duality, you either love your ID image from the 90’s or you hate it. Most of the characters translate an awkward beauty in these instant photos.»

If you think about it, Alessandro Simonetti is not only interested in the artists, but in the act of catching their face at a very special moment. And what makes his work more precious is the way he captures reality through a medium as fragile as the passing of time. This man is a vampire, he sucks your youthful spirit !

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© Valentin Le Cron

(french version below)

TREVOR JACKSON
YESTERDAY, TODAY, TOMORROW, FOREVER

March 21st to may 16th 2014.
Opening on march 21st from 6pm to 9pm.
12Mail / Red Bull Space,  12 rue du Mail, 75002 Paris, France.
infos@12mail.fr

Musician, DJ and famous art director Trevor Jackson’s exhibition represents the cultural importance and hidden beauty of vinyl recordings. We asked the English magazine Dazed and Confused’s art critic Francesca Gavin, long time observer of Trevor’s work, to introduce the show :

« This is an exhibition about imperfections. A show about how experience changes us and the objects and environment around us. Over the past four years Trevor Jackson has created a series of microscopic images taken of records from his extensive personal collection. The aim – to capture detailed images of vinyl surfaces, highlighting the individuality of physical sound waves visually distorted by scratches, stains and smears – wear and tear the artist unintentionally inflicted upon them during decades of use.  These large scale graphic prints are being shown together publicly for the first time at the 12Mail / Red Bull Space Gallery.

The work can be seen as a reflection of our personal relationships to objects and how we amend and change them through their use and interaction with the human body. Here they also become a form of self portraiture, capturing Jackson’s own personality and emotional relationship with his objects and music. The grooves of a record, blown up to super-human size, appear almost organic, Instead of regular mechanical lines these images resemble veins of plants or cells.

The records that are captured, magnified and transformed into the monolithic images within this devotional space, range from the radical noise of Public Enemy, ethereal house of FIngers inc, perfect pop of The Beach Boys to the pioneering electronics of Jean Michel Jarre, all paying tribute to the physical recorded medium. The choices were based more on the aesthetic value than their audio elements, The method of this creation reflects the nuances and care in the creation of music itself. Jackson adapted the eyepiece used by engineers to check the grooves in cutting rooms where records were mastered into a unique camera, these result in a visual manifestation of the hiss, crackle and pop of vinyl. A visual translation of our ritualistic relationship to vinyl and music in a wider sense.  A soundtrack for the show has been created by Trevor entirely from minuscule elements from the recordings on display and will be released as a limited edition vinyl single to coincide with the exhibition, along with a specially produced publication.

London-based artist, musician, designer, producer and DJ Trevor Jackson has been making visual work since he founded his first design company ‘Bite It!’ in 1987. He has exhibited and created projects for art institutions including London’s ICA and Barbican, Gateshead’s Baltic, and the Onedotzero festival, won various international design awards for his work with the band Soulwax and collaborated with clients such as Nike, BMW, Lexus, Coca Cola, & Uniqlo. Alongside his visual work he is best known for his  music project ‘Playgroup’ and the seminal record label Output Recordings (original home to Four Tet & LCD Sound System). His remix and production work for artists like Dinos Chapman, Massive Attack, U2, the Gossip & Tiga along with his classic DJ Kicks (K7) mix album and acclaimed compilation series entitled ‘Metal Dance’ (Strut) have maintained his status as an important and highly respected figure within contemporary audio visual culture.

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Trevor Jackson : http://www.trevor-jackson.com

TREVOR JACKSON Yesterday, Today, Tomorrow, Forever from redbullfrance on Vimeo.


TREVOR JACKSON
YESTERDAY, TODAY, TOMORROW, FOREVER

Du 21 mars au 16 mai 2014.
Vernissage le vendredi 21 mars de 18h à 21h.
12Mail / Red Bull Space,  12 rue du Mail, 75002 Paris.


Musicien, Dj et directeur artistique réputé, Trevor Jackson propose une exposition en forme de déclaration d’amour au support vinyle. Un travail graphique et musical qui a pris forme lors d’une résidence au Red Bull Studios Paris. Nous avons demandé à Francesca Gavin, critique d’art au magazine Anglais Dazed & Confused et complice de Trevor de nous présenter son exposition :

« Yesterday, Today, Tomorrow, Forever est une histoire d’imperfections. Au cours des quatre dernières années, Trevor Jackson a créé une série d’images microscopiques à partir de sa vaste collection personnelle de disques vinyles. Le résultat, qui met en scène des ondes sonores déformées physiquement par les égratignures des scratches, les tâches et les frottis divers, révélant l’usure que l’artiste a involontairement infligé à son support pendant des décennies d’utilisation. Ces impressions graphiques à grande échelle seront présentées publiquement pour la première fois à la galerie 12Mail / Red Bull Space.

Ce travail peut être considéré comme un reflet de nos relations personnelles avec les objets, de la manière dont les interactions avec l’humain les modifient, en altèrent les contours. En un sens, ils sont aussi une forme d’autoportrait, capturant la personnalité de l’artiste en révélant la relation affective qu’il entretient avec eux. Agrandis à taille humaine, ces sillons manipulés, déformés, semblent presque organiques, vivants, loin des nervures lisses, régulières et presque mécaniques du monde végétal.

Pour capter ces images, Trevor Jackson a adapté sur son appareil photo les oculaires utilisés par les ingénieurs pour vérifier les microsillons dans les usines de pressage. Un procédé qui rend visible, presque palpable, le souffle, le craquement, et le fameux « pop » vinylique, comme une traduction graphique de notre relation avec le disque, mais aussi avec la musique au sens large. Car les disques dont l’image et la structure sont transformées ici en images monolithiques sont choisis, du radical noise de Public Enemy à la house éthérée de Fingers Inc., de la pop parfaite des Beach Boys à la musique synthétique de Jean Michel Jarre, rendant un hommage au média disque autant qu’à son contenu immatériel. Une bande-son a également été créée à partir de minuscules éléments des enregistrements en jeu dans l’exposition. Cette pièce sonore conçue en résidence au Red Bull Studios Paris sera publiée sur vinyle en édition limitée, accompagnée d’une publication. »

Musicien, créateur, producteur et DJ basé à Londres, Trevor Jackson a investi le champ des arts visuels en fondant sa première entreprise de design, Bite It!, en 1987. Il a depuis exposé dans de nombreux centres d’art (ICA, Barbican, festival Onedotzero…), et remporté plusieurs prix internationaux de design, notamment pour son travail avec le groupe Soulwax. Il a par ailleurs collaboré avec des clients tels que Nike, BMW, Lexus, Coca Cola et Uniqlo. En parallèle à ses travaux visuels, il est aussi connu pour son projet Playgroup et son label Output (Four Tet, LCD Soundsystem), fondé en 1996. Ses productions et remix pour Dinos Chapman, Massive Attack, U2, The Gossip et Tiga, et sa célèbre compilation Metal Dance (Strut) ont par ailleurs fait de lui un personnage respecté de la culture audiovisuelle contemporaine.

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Communication Culture Red Bull France : solena.bertin@fr.redbull.com
Trevor Jackson : http://www.trevor-jackson.com

A FEW PICTURES OF THE SHOW’S SOUNDTRACK RECORDING SESSION AT
RED BULL STUDIOS PARIS

all pics © Philippe Lévy.

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