© Valentin Le Cron

(french version below)

TREVOR JACKSON
YESTERDAY, TODAY, TOMORROW, FOREVER

March 21st to may 16th 2014.
Opening on march 21st from 6pm to 9pm.
12Mail / Red Bull Space,  12 rue du Mail, 75002 Paris, France.
infos@12mail.fr

Musician, DJ and famous art director Trevor Jackson’s exhibition represents the cultural importance and hidden beauty of vinyl recordings. We asked the English magazine Dazed and Confused’s art critic Francesca Gavin, long time observer of Trevor’s work, to introduce the show :

« This is an exhibition about imperfections. A show about how experience changes us and the objects and environment around us. Over the past four years Trevor Jackson has created a series of microscopic images taken of records from his extensive personal collection. The aim – to capture detailed images of vinyl surfaces, highlighting the individuality of physical sound waves visually distorted by scratches, stains and smears – wear and tear the artist unintentionally inflicted upon them during decades of use.  These large scale graphic prints are being shown together publicly for the first time at the 12Mail / Red Bull Space Gallery.

The work can be seen as a reflection of our personal relationships to objects and how we amend and change them through their use and interaction with the human body. Here they also become a form of self portraiture, capturing Jackson’s own personality and emotional relationship with his objects and music. The grooves of a record, blown up to super-human size, appear almost organic, Instead of regular mechanical lines these images resemble veins of plants or cells.

The records that are captured, magnified and transformed into the monolithic images within this devotional space, range from the radical noise of Public Enemy, ethereal house of FIngers inc, perfect pop of The Beach Boys to the pioneering electronics of Jean Michel Jarre, all paying tribute to the physical recorded medium. The choices were based more on the aesthetic value than their audio elements, The method of this creation reflects the nuances and care in the creation of music itself. Jackson adapted the eyepiece used by engineers to check the grooves in cutting rooms where records were mastered into a unique camera, these result in a visual manifestation of the hiss, crackle and pop of vinyl. A visual translation of our ritualistic relationship to vinyl and music in a wider sense.  A soundtrack for the show has been created by Trevor entirely from minuscule elements from the recordings on display and will be released as a limited edition vinyl single to coincide with the exhibition, along with a specially produced publication.

London-based artist, musician, designer, producer and DJ Trevor Jackson has been making visual work since he founded his first design company ‘Bite It!’ in 1987. He has exhibited and created projects for art institutions including London’s ICA and Barbican, Gateshead’s Baltic, and the Onedotzero festival, won various international design awards for his work with the band Soulwax and collaborated with clients such as Nike, BMW, Lexus, Coca Cola, & Uniqlo. Alongside his visual work he is best known for his  music project ‘Playgroup’ and the seminal record label Output Recordings (original home to Four Tet & LCD Sound System). His remix and production work for artists like Dinos Chapman, Massive Attack, U2, the Gossip & Tiga along with his classic DJ Kicks (K7) mix album and acclaimed compilation series entitled ‘Metal Dance’ (Strut) have maintained his status as an important and highly respected figure within contemporary audio visual culture.

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Communication Culture Red Bull France : solena.bertin@fr.redbull.com
Trevor Jackson : http://www.trevor-jackson.com

TREVOR JACKSON Yesterday, Today, Tomorrow, Forever from redbullfrance on Vimeo.


TREVOR JACKSON
YESTERDAY, TODAY, TOMORROW, FOREVER

Du 21 mars au 16 mai 2014.
Vernissage le vendredi 21 mars de 18h à 21h.
12Mail / Red Bull Space,  12 rue du Mail, 75002 Paris.


Musicien, Dj et directeur artistique réputé, Trevor Jackson propose une exposition en forme de déclaration d’amour au support vinyle. Un travail graphique et musical qui a pris forme lors d’une résidence au Red Bull Studios Paris. Nous avons demandé à Francesca Gavin, critique d’art au magazine Anglais Dazed & Confused et complice de Trevor de nous présenter son exposition :

« Yesterday, Today, Tomorrow, Forever est une histoire d’imperfections. Au cours des quatre dernières années, Trevor Jackson a créé une série d’images microscopiques à partir de sa vaste collection personnelle de disques vinyles. Le résultat, qui met en scène des ondes sonores déformées physiquement par les égratignures des scratches, les tâches et les frottis divers, révélant l’usure que l’artiste a involontairement infligé à son support pendant des décennies d’utilisation. Ces impressions graphiques à grande échelle seront présentées publiquement pour la première fois à la galerie 12Mail / Red Bull Space.

Ce travail peut être considéré comme un reflet de nos relations personnelles avec les objets, de la manière dont les interactions avec l’humain les modifient, en altèrent les contours. En un sens, ils sont aussi une forme d’autoportrait, capturant la personnalité de l’artiste en révélant la relation affective qu’il entretient avec eux. Agrandis à taille humaine, ces sillons manipulés, déformés, semblent presque organiques, vivants, loin des nervures lisses, régulières et presque mécaniques du monde végétal.

Pour capter ces images, Trevor Jackson a adapté sur son appareil photo les oculaires utilisés par les ingénieurs pour vérifier les microsillons dans les usines de pressage. Un procédé qui rend visible, presque palpable, le souffle, le craquement, et le fameux « pop » vinylique, comme une traduction graphique de notre relation avec le disque, mais aussi avec la musique au sens large. Car les disques dont l’image et la structure sont transformées ici en images monolithiques sont choisis, du radical noise de Public Enemy à la house éthérée de Fingers Inc., de la pop parfaite des Beach Boys à la musique synthétique de Jean Michel Jarre, rendant un hommage au média disque autant qu’à son contenu immatériel. Une bande-son a également été créée à partir de minuscules éléments des enregistrements en jeu dans l’exposition. Cette pièce sonore conçue en résidence au Red Bull Studios Paris sera publiée sur vinyle en édition limitée, accompagnée d’une publication. »

Musicien, créateur, producteur et DJ basé à Londres, Trevor Jackson a investi le champ des arts visuels en fondant sa première entreprise de design, Bite It!, en 1987. Il a depuis exposé dans de nombreux centres d’art (ICA, Barbican, festival Onedotzero…), et remporté plusieurs prix internationaux de design, notamment pour son travail avec le groupe Soulwax. Il a par ailleurs collaboré avec des clients tels que Nike, BMW, Lexus, Coca Cola et Uniqlo. En parallèle à ses travaux visuels, il est aussi connu pour son projet Playgroup et son label Output (Four Tet, LCD Soundsystem), fondé en 1996. Ses productions et remix pour Dinos Chapman, Massive Attack, U2, The Gossip et Tiga, et sa célèbre compilation Metal Dance (Strut) ont par ailleurs fait de lui un personnage respecté de la culture audiovisuelle contemporaine.

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A FEW PICTURES OF THE SHOW’S SOUNDTRACK RECORDING SESSION AT
RED BULL STUDIOS PARIS

all pics © Philippe Lévy.

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Ill-Studio: Twisted Objects on Nowness.com

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ILL-STUDIO

ILL-STUDIO
FETISHISTIC SCOPOPHILIA

Du 17 janvier au 14 mars 2014.
Vernissage le vendredi 17 janvier de 18h à 21h.
12Mail / Red Bull Space, 12 rue du Mail, 75002 Paris.

12Mail, l’espace d’exposition de Red Bull France entame sa cinquième année en poursuivant ses pérégrinations aux frontières de la photographie, de l’illustration et de la presse indépendante. A l’heure où tout le monde s’autoproclame “DA” il nous a semblé intéressant de proposer une carte blanche aux français de Ill-Studio qui rendent ses lettres de noblesse à la discipline de “directeur artistique” en conciliant forme et fond, sens et esthétique, travail de commande et démarche artistique. Nous avons demandé au critique d’art Jean-Max Colard de vous présenter leur travail sur cette exposition en quelques mots :

“ Ill-Studio ? Je les considère d’abord comme des « esthètes du contemporain ». Dans les termes, ce devrait être un oxymore, une contradiction : l’esthète au sens ancien et dandy du terme n’a en principe que dédain pour les productions démocratiques, pour les artefacts de la civilisation industrielle, pour les surfaces populaires, pour la foule qu’il snobe de toute sa hauteur, en aristocrate du goût.  Il y a de cela dans les travaux d’Ill Studio depuis leur création en 2007 : quelle que soit la commande qui leur est faite — un clip pour Tame Impala, une collection de vêtements avec Christophe Lemaire, une série de casques en collaboration avec la marque Ruby —, ils affectent à l’évidence un raffinement extrême, un culte soigné du Beau, un rapport fétichiste aux matières et aux signes, parvenant à conjuguer un minimalisme forcément épuré avec une préciosité qui confine à l’ésotérisme. Le style est leur style. Et cela passe avant l’affichage d’un quelconque savoir-faire technique ou l’adoption d’un protocole grapho-conceptuel.

Sauf que cette hyperesthésie qui est leur véritable maladie (illness), et dont ils sont visiblement atteints jusqu’à la scopophilie (soit une irrépressible pulsion scopique, le plaisir pris à regarder, à toucher du regard), s’applique non pas à des objets estampillés de qualité, mais à des formes indifféremment hautes ou basses de la culture contemporaine : un mauvais logo au look 3D dégradé,  un pan de mur en béton, le design italien d’Alessandro Mendini, un synthétiseur Roland-Juno 60, une veste de jogging Fila ou un costume Yves Saint Laurent. C’est ce fétichisme exigeant qu’on retrouve dans leurs directions artistiques et qui sera mis en scène dans l’exposition à la galerie 12Mail, où il s’agira de mettre en exergue des obsessions visuelles, d’exhiber des références, de goûter des matières brutes.

Parmi les adeptes du contemporain, on différenciera donc « les esthètes » des « érudits » : dans les années 1980, une génération d’artistes nommés Mike Kelley, Jim Shaw, mais aussi Richard Prince ou Haim Steinbach avaient dépassé les effets de surface du pop art pour devenir de véritables spécialistes de la culture populaire, de ses fanzines innombrables, de ses niches les plus underground. D’autres artistes continuent sur cette voie, tel Raphaël Zarka par exemple. Venant après eux, les « esthètes », telle l’artiste Dominique Gonzalez-Foerster, sont ceux qui peaufinent leur culture vernaculaire, qui passent du savoir érudit à un raffinement tout intellectuel. Outre l’ouvrage Neapolis consacré à une approche culturelle du skateboard, les deux fondateurs d’Ill-Studio ont également dressé l’inventaire de leurs références cultes dans un booklet intitulé Moodcyclopedia. Autant dire une encyclopédie personnelle, subjective, choisie. Ou comment détourner la culture de l’échantillon qui s’étale sur Google à des fins précieuses. Ill-Studio est un moteur de recherche esthétique. »

Créé en 2007, Ill-Studio est une cellule de création artistique basée à Paris et dirigée par Thomas Subreville et Léonard Vernhet. Le studio est investi dans de nombreux domaines, de la direction artistique à la photographie en passant par la mode, le graphisme, le cinéma et l’édition, tant pour des travaux personnels que pour des commandes. Ill-Studio a déjà collaboré avec des marques aussi prestigieuses que Nike, Colette, Supreme NYC, The New York Times, Louis Vuitton, Chanel, Lanvin, Christophe Lemaire, Lacoste and Tigersushi. Leurs travaux ont été exposés à Paris, Londres, Los Angeles, New York, Stockholm, Vienne ou Mexico.

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SANGHON KIM  « Echo »
Du 6 septembre au 8 novembre 2013.
Vernissage le vendredi 6 septembre de 18h à 21h.
12Mail / Red Bull Space, 12 rue du Mail, 75002 Paris.

Illustrateur et Directeur artistique de talent, Sanghon Kim dévoilera les travaux préparatoires de son premier court métrage d’animation à 12Mail en septembre : dessins originaux et collaborations visuelles qui lèveront le voile sur un univers de science-fiction unique. Nous avons demandé à Etienne Menu, rédacteur en chef de la revue Audimat et ami de longue date de Sanghon de nous raconter ce projet inédit.

“ Le jour où j’ai rencontré Sanghon, je portais un tee-shirt du robot « Astro ». C’était dans les années 90, nous étions au lycée. On a jamais cessé de se voir depuis, et le mois dernier il m’a étrangement reparlé de ce tee-shirt avant de me demander de rédiger le présent texte. J’ai accepté, même si je ne connais rien à l’art – en même temps Sanghon n’a jamais trop fait l’artiste. Il est pourtant diplômé des Beaux Arts de Paris et depuis une dizaine d’années pratique avec succès les métiers de directeur artistique et d’illustrateur. Il a notamment réalisé de nombreuses pochettes de disques (dernièrement Sébastien Tellier, -M-). Ces dernières années, quand j’allais le voir chez lui, je tombais tout le temps sur des dessins et des aquarelles. Ce que j’ignorais, c’est que ces études étaient destinées à un projet de film d’animation : un court métrage de science-fiction baptisé Echo.

Au début de l’année, quand 12Mail a demandé à Sanghon d’exposer son travail, il était déjà en train de préparer Echo. C’est son projet le plus personnel et logiquement, il a proposé de montrer dans la galerie une large sélection de ses travaux préparatoires. Quand on parle de recherches visuelles pour un dessin animé ou un film fantastique, on appelle ça du « concept art ». Pour trouver les financements de La Guerre des Étoiles, George Lucas avait par exemple demandé à son directeur artistique Ralph McQuarrie de produire du concept art, à savoir une série de peintures à présenter aux producteurs.

C’est ce que Sanghon Kim va accrocher aux murs de 12Mail : les premières esquisses d’un film qui n’est pas encore fabriqué. Mais ce n’est pas très grave – c’est même pas plus mal, les œuvres inachevées. Surtout quand on peut les montrer avant même de savoir si on les finira : on assiste à une sorte de merveilleux rêve éveillé. Ce projet cinématographique qui s’amorce donc par un travail collectif. On pourra voir, lors de cette exposition, une sélection du matériel produit par Sanghon et d’autres travaux réalisés par des artistes amis : des photos de Camille Vivier, des dessins de Siegfried Jégard et des visuels d’Armand Béraud. Sanghon m’a demandé de garder l’histoire secrète, je dirai donc juste qu’il s’agit d’un conte de science-fiction romantique.

L’univers du film est inspiré par les deux grands tandems de l’animation française ; Jacques Prévert/Paul Grimault (Le Roi et l’oiseau) et Roland Topor/René Laloux (La Planète Sauvage). Mais sa force, c’est de mêler des références hétéroclites et de puiser dans l’histoire de l’art autant que dans la pop culture. L’esthétique, singulière et intemporelle, glisse quelque part entre le passé et l’actuel, tout en laissant filer le futur entre les interstices. L’exposition transformera donc 12Mail en atelier ouvert. Un atelier que l’artiste aurait quitté pour quelques jours, y laissant tout de même des traces organisées de son projet. Cette exposition s’apparente à un appel au devenir plus qu’à une réunion de travaux passés. Un rêve incertain qui aura au moins le mérite d’être partagé dans sa forme la plus simple : un dessin.

Entrez-y comme si vous alliez y écouter la version démo d’une chanson entêtante. Prenez-la quand même pour une œuvre en soi, même si elle adopte la forme d’un jubilatoire assemblage, et non d’une entité achevée. Et laissez résonner l’écho des images.”

12Mail est un lieu d’exposition et de rencontre conçu par Red Bull où sont exposés les travaux d’artistes et collectifs de talent, dans des domaines tels que l’illustration, le graphisme, la photo ou la mode.

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Sanghon Kim: http://www.monsieurlagent.com/#illustration/sanghon-kim

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VLADIMIR BESSON
Ici-même

Du 28 juin au 30 août 2013.
Vernissage le vendredi 28 juin
de 18h à 21h.

12Mail, l’espace de création et d’exposition conçu par Red Bull poursuit son travail de défrichage en produisant la première exposition personnelle de Vladimir Besson.

Ce jeune photographe parisien à l’univers noir et blanc, très rock’n’roll a déjà publié pour Vice, Mire et Entrisme et couvert le festival Villette Sonique. Nous avons demandé à son ami, le journaliste Julien Bécourt, de nous présenter son travail.

“A une époque où abondent les méme et où l’ironie est devenue un gimmick encombrant, les photographies de Vladimir Besson touchent un sentiment à la fois pur et pop, archaïque et dans l’air du temps. Elles incarnent la persistance du réel contre le flux reproductif – et restent profondément ancrées dans la mémoire, immanentes, suspendues dans l’éternité du présent.

Hic et nunc. Ici-bas. Ici-même. Magnétisme animal et connaissance par les gouffres. Poétiser plutôt que théoriser. Le plus anodin devient icônique, sans doute la réminiscence de ses origines slaves, des enluminures d’Ivan Bilibine ou des peintures de Gustave Moreau. Sans compter son goût pour les canons « gothiques » de pacotille, provenant autant des bandes dessinées de Tardi que de l’esthétique Black Metal, des flyers punks en photocopie comme des fanzines do-it-yourself. Avec pour mission de rendre le potache sérieux, le graveleux solennel, l’idiotie sublime – et vice-versa. Gummo chez Bela Tarr. Dostoïevski dans un squatt. Lovecraft en Seine-et-Marne.

Il émane des photos de Vladimir une quiétude surnaturelle. Plutôt que de déployer des tactiques, il détecte des présences. L’intimité s’y dévoile en clair-obscur, dans des contrastes pudiquement granuleux. Une incandescence propre à éblouir tout en obscurcissant. La déperdition de l’aura tant déplorée par Walter Benjamin retrouve chez lui des contours spectraux. Car Vladimir voit ce que nous ne voyons pas. Un noir et blanc opaque là où on croyait distinguer des couleurs printanières. Une expression machiavélique au lieu d’un sourire. Un paquet de clopes éventré transformé en totem. Une jeune fille endormie changée en momie dans son linceul. Postures et fétiches du quotidien saisis dans une nuit charbonneuse. Le temps d’un smiley en coin et d’une impulsion, du tac-au-tac. Lyrisme instantané. Séduction fugace. Amour de l’instant. Romantisme noir et humour décalé. Spéléologie de l’âme humaine.

On décèle dans ses photographies un monde non pas tel qu’on l’idéalise, mais tel qu’on le fantasme. Pas de tricherie pour autant, la vérité d’une situation se met elle-même en scène sous son objectif. L’instinct prime chez lui toujours sur la réflexion. Chien fou et warrior kid qui verserait presque une larme en revoyant un clip de Kino, le groupe new wave russe qui a bercé son adolescence. L’âme slave et le rire chaleureux dans sa ligne de mire. La grâce dans la précarité. La poésie dans la crasse. L’humilité en bandoulière et les mains dans le cambouis.

Tropismes et aporie. Mysticisme du quotidien. Chamanisme des bas-fonds. L’air de dire: C’est arrivé près de chez vous. Pour une fois, les rôles sont inversés. Les untermenschen ont le dernier mot. Noir Boy George a trouvé refuge chez Baba Yaga. Plus personne ne se laisse aveugler. Ce n’est pas un hasard si Vladimir se sent comme un poisson dans l’eau lorsqu’il se trimballe avec son appareil dans les catacombes: se retrouver toujours à l’origine et à la fin, à faire un pied de nez aux « choses sérieuses », à déjouer le macabre. Souffle léger, vapeur éphémère. S’en fout la mort. Aux innocents les mains pleines.

Et si le vrai dandy, c’était lui?”

12Mail est un lieu d’exposition et de rencontre conçu par Red Bull où sont exposés les travaux d’artistes et collectifs de talent, dans des domaines tels que l’illustration, le graphisme, la photo ou la mode.

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Vladimir Besson : http://vladimirbesson.com

12Mail / Red Bull Space,  12 rue du Mail, 75002 Paris.

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DUPUY & BERBERIAN
CHEVAUCHEMENTS
Du 12 avril au 14 juin 2013
12Mail / Red Bull Space,  12 rue du Mail, 75002 Paris.

Photos vernissage © Valentin Lecron
Lire le diaporama commenté par Dupuy & Berberian sur le sité de Libé Next.

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SO ME / HYPEBEAST

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DUPUY & BERBERIAN CHEVAUCHEMENTS
Du 12 avril au 14 juin 2013.
Vernissage le vendredi 12 avril de 18h à 21h.
12Mail / Red Bull Space,  12 rue du Mail, 75002 Paris.

12Mail, l’espace de création et d’exposition conçu par Red Bull invite Dupuy et Berberian, deux auteurs – illustrateurs de renom et complices de longue date pour une exposition de dessins inédits. Joseph Ghosn, journaliste, essayiste et musicien évoque pour nous cet attelage hors-norme.

« I’d be riding horses if they let me / sleep outside at night and not take fright » – La chanson, Horses (écrite par Sally Timms, surtout interprétée par Will Oldham époque Palace Brothers), vient immédiatement à l’esprit en regardant les dessins préparés par Philippe Dupuy et Charles Berberian pour leur exposition à la galerie 12Mail – Red Bull Space. Une exposition qui, sous couvert de montrer des chevaux, pointe quasiment en contrebande une nouvelle liberté surgissant soudain dans leur travail, soit-il à deux ou en solitaires, chacun chez soi. Une liberté qui leur permet d’expérimenter, de sortir des cadres de la bande dessinée, où ils travaillent depuis 30 ans – la légende et Wikipedia affirment ainsi qu’ils se sont rencontrés en 1983.

Désormais, en plus de la BD, ils investissent d’autres champs, qu’ils sont les rares, dans leur métier, à oser : dessiner librement et hors cadres, improviser, tenter des installations, s’échapper surtout, toujours – ne jamais avoir peur d’être ailleurs. Cette sensation de liberté absolue se fait aussi ressentir grâce aux correspondances étranges, souvent intimes, parfois saisissantes, souvent impromptues, qui se font jour lorsque leurs dessins, selon le principe retenu ici, se chevauchent : l’un sur l’autre, en transparences dévoilant des corps, des espaces, des figures, des chevaux, des centaures recomposés à l’envi, par le calque, le décalque, la superposition.

Des fruits du hasard ? Pas vraiment. Plutôt de la télépathie dessinée et, surtout, une même source d’inspiration, très concrète : le morceau Cheval Mouvement de Rodolphe Burger, qu’ils accompagnent sur scène, improvisant des dessins sur ses sons. Cheval Mouvement, donc, dont on retiendra ici une phrase en lancer de flèche programmatique : « Would you like to see what else is in your bag ? » faisant écho à ce que Dupuy et Berberian jettent désormais à notre face de lecteurs qui ont appris à grandir en lisant leurs livres, en regardant leurs dessins : venez voir ce qu’il y a dans notre sac. Des surprises, à l’infini. Et pas mal de génie aussi. Du génie chevauché, fantastique.

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© Valentin Lecron

SO ME
TRAVAIL FAMILLE PARTY
Du 1er avril au 5 avril 2013
12Mail / Red Bull Space, 12 rue du Mail, 75002 Paris.

FB Event : www.facebook.com/events/532583396786228

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